Mon cœur est lourd, mon cœur est lourd dans ma poitrine. Le soir tombe... Que l’on m’enterre avec mon cœur. L’amour me fut celui qui dompte et qui domine, Il parut dans ma vie en ennemi vainqueur. [...]
J’étais hier la voyageuse solitaire. J’allais, portant au cœur une âpre anxiété... J’avais besoin de toi comme d’un flot d’été, D’un flot purifiant où l’on se désaltère. [...]
L’aube a des pas furtifs de louve Et des yeux de chacal... De mes mains j’ai creusé la douve ; J’ai bâti, sans vassal, La tour aux murs noirs qui t’encloître. Ton épouvante voit s’accroître, Pareil à l’enflure d’un goitre, Mon amour féodal.
Que m’importe ton regard triste, Moiré, tel un pigeon ? Qu’importe à mon trouble égoïste [...]