Crânes de verre

Diaphanes me sont les crânes.

Je distingue les idées du cerveau comme à travers le cristal d’une cloche les délicatesses d’une fleur rare, et, sans que mon prochain ne s’en doute, je suis l’évolution de son esprit généralement en contradiction avec la parole sortie de sa bouche. Il profère : oui ! mais sous le crâne j’ai surpris : non ! D’où, presque toujours, un acte oblique, fausse extériorité du vœu foncier, symbole hypocrite de l’intime pensée.

[...]

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La Religion du tournesol


 

             

Tout à virer d’après le Soleil qu’ancillairement il admirait, jamais ce Tournesol, fervent comme un coup d’encensoir figé en l’air, n’avait daigné m’apercevoir, malgré ma cour de chaque heure et de chaque sorte.

Œil du Gange en accordailles avec le nombril du Firmament, la fleur guèbre ne voulait se distraire de son absolue contemplation.

[...]

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Chanson de funérailles amoureuses


 
Mon Cœur est chevauché par des sabots allègres
              De cavales maigres !
 
          Pendant la dense danse,
          Les Fantômes en selle
[...]

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Les Vieilles du Hameau


 

                                         

L’une après l’autre elles s’en vont les bonnes vieilles au fuseau, l’une après l’autre elles s’en vont toutes les vieilles du hameau.

 

Tu ne reverras plus tante Marie ni tante Lise, ô ma Divine, ni tant d’autres en coiffe blanche du dimanche ou bien en penn-du de laine de la semaine, tu ne reverras plus ces mères-grand au long châle de deuil qui souriaient à ta chair de féerie sur le seuil après avoir, grêles marraines au dos de cerceau, souri sur les gazouillements premiers de ton berceau d’osier, tu ne reverras plus ces candides anciennes que derrière la pesante croix d’argent viennent d’emporter au cimetière entre des planches quatre braves gens. Elles avaient une âme douce de brebis ces aïeulettes du pays qui t’apportaient du lait, du miel, des œufs, le fars des fêtes, le gâteau de la grand’messe, le bouquet de la [...]

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Commentaire (s)
Déposé par Margareta Noeske le 14 mars 2014 à 16h08

Es-ce que vous pouvez ménvoyer la poeme "aout" de Saint Pol Roux.
Mercie bien
Margareta Noeske

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