Que servirait nier chose si reconnue ? Je l’avoue, il est vrai, mon amour diminue, Non pour objet nouveau qui me donne la loi, Mais c’est que vos façons sont trop froides pour moi. Vous avez trop d’égard, de conseil de sagesse, [...]
Ô mon cœur plein d’ennuis, que trop prompt j’arrachai Pour immoler à une, hélas ! qui n’en fait conte ! Ô mes vers douloureux, les courriers de ma honte, Dont le cruel Amour ne fut jamais touché ! [...]
Nuit, mère des soucis, cruelle aux affligés, Qui fait que la douleur plus poignante est sentie, Pour ce que l’âme alors n’étant point divertie, Se donne toute en proie aux pensers enragés. Autrefois mes travaux tu rendais soulagés, [...]
Vous n’aimez rien que vous, de vous-même maîtresse, Toute perfection en vous seule admirant, En vous votre désir commence et va mourant, Et l’amour seulement par vous-même vous blesse. [...]