Où est la mort ? au Monde : et le Monde ? en la mort. Il est sa mort lui-même, et n’y a rien au monde Qui fasse tant mourir le Monde, que le Monde, Qui engendre, nourrit, et fait vivre sa mort. [...]
L’eau va vite en s’écoulant, Plus vite le trait volant, Et plus vite encore passe Le vent qui les nues chasse. Mais de la joie mondaine La course est si très-soudaine, Qu’elle passe encore devant L’eau, et le trait, et le vent.
Et le Monde et la mort entre eux se déguisèrent Un jour, pour pouvoir mieux l’homme Mondain surprendre. L’ajournent pour ce fait, et puis l’interrogèrent, Qu’il dît auquel des deux pour serf se voulait rendre. [...]
Plutôt on pourra faire Le jour qui luit N’avoir plus pour contraire L’obscure nuit, Et marier le feu Avecque l’onde, Que de conjoindre Dieu Avec le monde.