Adolphe Hardy


Après la classe


 
Quatre heures. Les bambins s’échappent de l’école.
Las d’avoir entendu vibrer l’avoine folle, —
De loin, par la fenêtre ouverte, — et les oiseaux
Rire en égratignant du bec l’eau des ruisseaux,
Ils s’échappent, l’ardoise au bras, en ribambelles.
Ils boivent le soleil ; ils se sentent des ailes.
Leurs légers sabots noirs, leurs légers sabots blancs
Claquent, à coups pressés, sur les cailloux tremblants,
Tandis que, l’œil perdu, dans les carrés de seigles,
Le vieux maître, en rêvant, suit ces petits espiègles.
 

Commentaire (s)
Déposé par ne mboma le 9 juin 2026 à 23h23

C’est le premier poème que j’ai appris, en septembre 1960, à l’athénée de kinshasa. Malgré le tumulte de l’indépendance (30 juin 1960), deux dames belges, mesdames Guillitte et Mesens, l’une professeur de maths et l’autre de français, étaient restées au Congo. Ces vers d’Adophe Hardy (docteur en droit de l’université de Louvain, ma future alma mater,  poète bien déterminé à ne jamais plaider) me donne l’occasion de leur rendre hommage, à elles et à tous les enseignants étrangers, recrutés par les Nations Unies (eh oui, le Grand Machin sert parfois),qui ont permis de maintenir vivant le système scolaire congolais.

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Déposé par Jadis le 29 août 2026 à 09h20


Brisons la glace
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Me voici, triomphant : je bondis, je décolle,
D’autant qu’à dire vrai, les dizains, j’en raffole
Presque autant que de ce sandwich au chorizo
Que, goulu, j’engloutis jusqu’au dernier morceau.
J’écarte d’un revers une mèche rebelle,
M’emparant du vélin tentateur, avec zèle,
Comme Victor Hugo – suis-je assez ressemblant ?
Mais il faut me hâter, car mon stylo Mont-Blanc
Déjà s’emballe et rue, et comme c’est la règle,
J’aligne quatre vers et me prends pour un aigle.

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