Or que le grand flambeau qui redore les Cieux Se plonge sous les eaux, s’opposant à nos yeux Le ténébreux repli d’une courtine brune, J’errerai par l’obscur dans l’épaisseur des bois, [...]
Le vautour affamé qui du vieil Prométhée, Becquette sans repos le poumon renaissant : Et le vase maudit où le Dieu punissant, Envoya nos malheurs au fol Épiméthée : [...]
Combien, combien de fois, au soir sous la nuit brune, Errant comme un taureau par amour furieux, Ai-je maudit le sort, la nature et les dieux, Le ciel, l’air, l’eau, la terre et Phébus et la Lune ! [...]
Si je chante ces vers d’une voix brusque et forte, Leur peignant sur le front une image de mort, Je dis la cruauté de mon rigoureux sort, Et l’ardant désespoir qui de moi me transporte. [...]