L’insidieuse nuit m’a grisé trop longtemps ! Pensif à ma fenêtre, Ô suave matin, je veille et je t’attends ; Hâte-toi de paraître. Viens ! au dedans de moi s’épandra ta clarté [...]
Ah, fuyez à présent, malheureuses pensées, Ô colère, ô remords, Souvenirs qui m’avez les deux tempes pressées De l’étreinte des morts ; Sentiers de mousse pleins, vaporeuses fontaines, [...]
Je songe à ce village assis au bord des bois, Aux bois silencieux que novembre dépouille, Aux studieuses nuits, — et près du feu je vois Une vieille accroupie et filant sa quenouille. Toi que j’ai rencontrée à tous les carrefours [...]
Ce canal qu’à cette heure une aube faible glace, Où je vois reflétés paisiblement les cieux, Entre deux mornes quais, loin de la vaine audace Du fleuve dont il sort, croupit insoucieux. [...]