Ô bienheureux qui peut passer sa vie Entre les siens, franc de haine et d’envie, Parmi les champs, les forêts et les bois, Loin du tumulte et du bruit populaire, Et qui ne vend sa liberté pour plaire [...]
Je ne refuse point qu’en si belle jeunesse De mille et mille amants vous soyez la maîtresse, Que vous n’aimiez partout, et que, sans perdre temps, Des plus douces faveurs ne les rendiez contents : La beauté florissante est trop soudain séchée [...]
C’était un jour d’été de rayons éclairci, J’en ai toujours au cœur la souvenance empreinte, Quand le ciel nous lia d’une si ferme étreinte Que la mort ne saurait nous séparer d’ainsi. [...]
Je t’apporte, ô sommeil, du vin de quatre années Du lait, des pavots noirs aux têtes couronnées ; Veuille tes ailerons en ce lieu déployer, Tant qu’Alison la vieille accroupie au foyer, [...]