Du Bellay

(1522-1560)

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À Salmon Macrin, sur la mort de sa Gélonis

Ne t’ébahis, Ronsard, la moitié de mon âme...

Si les larmes servaient de remède au malheur...

Tu ne crains la fureur de ma plume animée...

Quand d’une douce ardeur doucement agité...

Après s’être bâti sur les murs de Carthage...

Qui a vu quelquefois un grand chêne asséché...

Esprit royal, qui prends de lumière éternelle...

Avoir vu dévaler une triple montagne...

Qui voudrait figurer la Romaine grandeur...

Ne te fâche, Ronsard, si tu vois par la France...

Ô faible esprit, chargé de tant de peines...

Ce brave qui se croit, pour un jaque de maille...

Astres cruels, et vous dieux inhumains...

Ces grands monceaux pierreux, ces vieux murs que tu vois...

Qui voudra voir tout ce qu’ont pu nature...

Quand mon Caraciol de leur prison desserre...

Non autrement qu’on voit la pluvieuse nue...

Morel, dont le savoir sur tout autre je prise...

Tant que l’oiseau de Jupiter vola...

On ne fait de tout bois l’image de Mercure...

Gordes, je saurais bien faire un conte à la table...

Se fâcher tout le jour d’une fâcheuse chasse...

Si l’aveugle fureur, qui cause les batailles...

Si par peine et sueur et par fidélité...

Ores, plus que jamais, me plaît d’aimer la Muse...

Montigné (car tu es aux procès usité)...

Tu sois la bienvenue, ô bienheureuse trêve !...

Il fait bon voir, Magny, ces couillons magnifiques...

Un plus savant que moi, Paschal, ira songer...

Veux-tu savoir, Duthier, quelle chose c’est Rome ?...

Thiard, qui as changé en plus grave écriture...

Épitaphe d’un petit chien

Si tu veux sûrement en Cour te maintenir...

N’étant de mes ennuis la fortune assouvie...

Si l’importunité d’un créditeur me fâche...

Mars, vergogneux d’avoir donné tant d’heur...

Tu ne me vois jamais, Pierre, que tu ne die...

Doulcin, quand quelquefois je vois ces pauvres filles...

Qui niera, Gillebert, s’il ne veut résister...

La jeunesse, Du Val, jadis me fit écrire...

Nous ne sommes fâchés que la trêve se fasse...

Mauny, prenons en gré la mauvaise fortune...

En cependant, Clagny, que de mille arguments...

Ne t’émerveille point que chacun il méprise...

Je ne découvre ici les mystères sacrés...

Il ne faut point, Duthier, pour mettre en évidence...

Quand ton col de couleur de rose...

Par armes et vaisseaux Rome dompta le monde...

Tout le parfait dont le ciel nous honore...

D’où vient cela, Mauny, que tant plus on s’efforce...

Sacrés coteaux, et vous saintes ruines...

Comme jadis l’âme de l’univers...

Ô marâtre nature (et marâtre es-tu bien...

J’ai entassé moi-même tout le bois...

Ô que celui était cautement sage...

France, mère des arts, des armes et des lois...

Si onques de pitié ton âme fut atteinte...

La Complainte du Désespéré

Celui qui de plus près atteint la déité...

Dans l’enfer de son corps mon esprit attaché...

Quand je te dis adieu, pour m’en venir ici...

Quand cette belle fleur premièrement je vi...

Contre les envieux

À Vénus

De voir mignon du Roi un courtisan honnête...

Il fait bon voir, Paschal, un conclave serré...

Qui a nombré, quand l’astre, qui plus luit...

Comte, qui ne fis onc compte de la grandeur...

Celui vraiment était et sage et bien appris...

Voyant l’ambition, l’envie et l’avarice...

Où que je tourne l’œil, soit vers le Capitole...

Sortons, Dilliers, sortons, faisons place à l’envie...

De quelque autre sujet que j’écrive, Jodelle...

Le Babylonien ses hauts murs vantera...

Nous ne faisons la cour aux filles de Mémoire...

Ici de mille fards la traïson se déguise...

Douce mère d’amour, gaillarde Cyprienne...

Comme l’on voit de loin sur la mer courroucée...

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage...

Si tu ne sais, Morel, ce que je fais ici...

Si Pirithois ne fût aux enfers descendu...

Pâles Esprits, et vous Ombres poudreuses...

Tu dis que Du Bellay tient réputation...

De grand beauté ma Déesse est si pleine...

Cependant que tu suis le lièvre par la plaine...

Tu t’abuses, Belleau, si pour être savant...

Ursin, quand j’oi nommer de ces vieux noms romains...

Si après quarante ans de fidèle service...

Panjas, veux-tu savoir quels sont mes passe-temps ?...

Fuyons, Dilliers, fuyons cette cruelle terre...

Si je monte au Palais, je n’y trouve qu’orgueil...

Souvent nous faisons tort nous-même’ à notre ouvrage...

La nef qui longuement a voyagé, Dillier...

Seigneur, je ne saurais regarder d’un bon œil...

Baïf, qui, comme moi, prouves l’adversité...

Déjà la nuit en son parc amassait...

Villanelle : En ce mois délicieux...

Voici le carnaval, menons chacun la sienne...

Épitaphe d’un chat

Comme le champ semé en verdure foisonne...

Quand je vais par la rue, où tant de peuple abonde...

Devaulx, la mer reçoit tous les fleuves du monde...

À son livre

Dedans le ventre obscur, où jadis fut enclos...

Celui qui d’amitié a violé la loi...

Celle qui tient l’aile de mon désir...

Que n’ai-je encor la harpe Thracienne...

Vous qui aux bois, aux fleuves, aux campaignes...

Cependant que tu dis ta Cassandre divine...

Quand je vois ces messieurs, desquels l’autorité...

Cependant, Pelletier, que dessus ton Euclide...

La nuit m’est courte...

Par ses vers téïens Belleau me fait aimer...

Maraud, qui n’es maraud que de nom seulement...

Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie...

Nouveau venu, qui cherches Rome en Rome...

En ce mois délicieux...

Quand je voudrai sonner de mon grand Avanson...

Ce n’est pas sans propos qu’en vous le ciel a mis...

Le Breton est savant et sait fort bien écrire...

Autant comme l’on peut en un autre langage...

Quiconque, mon Bailleul, fait longuement séjour...

Encore que l’on eût heureusement compris...

Je n’ai jamais pensé que cette voûte ronde...

Espérez-vous que la postérité...

Comme le marinier, que le cruel orage...

Au Roi

Combien que ton Magny ait la plume si bonne...

Tout ce qu’Égypte en pointe façonna...

Ne pense pas, Bouju, que les nymphes latines...

Je les ai vus, Bizet, et si bien m’en souvient...

Qui est ami du cœur est ami de la bourse...

Seigneur, ne pensez pas d’ouïr chanter ici...

À Cérès

De ce qu’on ne voit plus qu’une vague campagne...

Ni la fureur de la flamme enragée...

Pourquoi me grondes-tu, vieux mâtin affamé...

Non autrement que la Prêtresse folle...

Je ne suis pas de ceux qui robent la louange...

Bien qu’aux arts d’Apollon le vulgaire n’aspire...

Prélat, à qui les cieux ce bonheur ont donné...

Un peu de mer tenait le grand Dulichien...

Magny, je ne puis voir un prodigue d’honneur...

Malheureux l’an, le mois, le jour, l’heure et le point...

Entre tous les honneurs dont en France est connu...

Ô Déesse, qui peux aux princes égaler...

Des vents émus la rage impétueuse...

Vu le soin ménager dont travaillé je suis...

Ces Cheveux d’or sont les Liens Madame...

Muse, qui autrefois chantas la verte Olive...

Si fruits, raisins et blés, et autres telles choses...

Brusquet à son retour vous racontera, Sire...

Combien que ta vertu, Poulin, soit entendue...

Cependant que Magny suit son grand Avanson...

Vineus, je ne vis onc si plaisante province...

Ô combien est heureux qui n’est contraint de feindre...

Digne fils de Henri, notre Hercule gaulois...

Ces cheveux d’or, ce front de marbre, et celle...

Marcher d’un grave pas et d’un grave sourcil...

Qui choisira pour moi la racine d’Ulysse ?...

Divins esprits, dont la poudreuse cendre...

Si la vertu, qui est de nature immortelle...

La terre y est fertile, amples les édifices...

Je me ferai savant en la philosophie...

De ce royal palais que bâtiront mes doigts...

Ce n’est le fleuve tusque au superbe rivage...

Ne lira-l’on jamais que ce Dieu rigoureux ?...

Quand ce brave séjour, honneur du nom Latin...

Sire, celui qui est a formé toute essence...

Ronsard, j’ai vu l’orgueil des colosses antiques...

Vous dites, courtisans : les poètes sont fous...

Sage De L’Hospital, qui seul de notre France...

Je fus jadis Hercule, or Pasquin je me nomme...

Comme un qui veut curer quelque cloaque immonde...

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront...

Depuis que j’ai laissé mon naturel séjour...

Je ne te prie pas de lire mes écrits...

Cent fois plus qu’à louer on se plaît à médire...

Paschal, je ne veux point Jupiter assommer...

Ô Prison douce, où captif je demeure...

Celle qui de son chef les étoiles passait...

Gordes, j’ai en horreur un vieillard vicieux...

Je ne te conterai de Bologne et Venise...

Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mère...

On donne les degrés au savant écolier...

Maintenant je pardonne à la douce fureur...

Quand je vois ces seigneurs qui l’épée et la lance...

Si celui qui s’apprête à faire un long voyage...

Scève, je me trouvai comme le fils d’Anchise...

De votre Dianet (de votre nom j’appelle...

Ce n’est l’ambition, ni le soin d’acquérir...

Et je pensais aussi ce que pensait Ulysse...

Plus qu’aux bords Aetëans le brave fils d’Éson...

Je ne veux point fouiller au sein de la nature...

Celle que Pyrrhe et le Mars de Libye...

Si mes écrits, Ronsard, sont semés de ton los...

Ce rusé Calabrais tout vice, quel qu’il soit...

Dessous ce grand François, dont le bel astre luit...

Ce n’est pas de mon gré, Carle, que ma navire...

Toi qui de Rome émerveillé contemples...

Maudit soit mille fois le Borgne de Libye...

Je vois, Dilliers, je vois seréner la tempête...

Heureux celui qui peut longtemps suivre la guerre...

Vivons, Gordes, vivons, vivons, et pour le bruit...

Buchanan, qui d’un vers aux plus vieux comparable...

Ô beaux cheveux d’argent mignonnement retors !...

La grecque poésie orgueilleuse se vante...

Que dirons-nous, Melin, de cette cour romaine...

Je hais plus que la mort un jeune casanier...

Si tu veux vivre en Cour, Dilliers, souvienne-toi...

Gordes, que Du Bellay aime plus que ses yeux...

Gordes, il m’est avis que je suis éveillé...

C’était ores, c’était qu’à moi je devais vivre...

Si pour avoir passé sans crime sa jeunesse...

Non pour ce qu’un grand roi ait été votre père...

La fortune, Prélat, nous voulant faire voir...

Je ne commis jamais fraude ni maléfice...

Nature à votre naître heureusement féconde...

Quand la fureur, qui bat les grands coupeaux...

Voyez, amants, comment ce petit Dieu...

Tels que l’on vit jadis les enfants de la Terre...

Chant du Désespéré

Bizet, j’aimerais mieux faire un bœuf d’un fourmi...

D’où vient que nous voyons à Rome si souvent...

Le roi (disent ici ces bannis de Florence)...

Las, où est maintenant ce mépris de fortune ?...

De l’inconstance des choses

En mille crêpillons les cheveux se friser...

Qu’heureux tu es, Baïf, heureux, et plus qu’heureux...

Si notre vie est moins qu’une journée...

Ô qu’heureux est celui qui peut passer son âge...

Après avoir longtemps erré sur le rivage...

Cousin, parle toujours des vices en commun...

Une froideur secrètement brûlante...

Je hais du Florentin l’usurière avarice...

Quel est celui qui veut faire croire de soi...

J’aime la liberté, et languis en service...

Cependant que la Cour mes ouvrages lisait...

Songe

Ami, je t’apprendrai (encore que tu sois...

Flatter un créditeur, pour son terme allonger...

N’étant, comme je suis, encore exercité...

Ô que tu es heureux, si tu connais ton heur...

Nature est aux bâtards volontiers favorable...

Ce ne sont pas ces beaux cheveux dorés...

Baiser : Quand ton col de couleur de rose...

Telle que dans son char la Bérécynthienne...

C’est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c’est ore...

Ô trois et quatre fois malheureuse la terre...

Morel, quand quelquefois je perds le temps à lire...

Que ferai-je, Morel ? Dis-moi, si tu l’entends...

Si tu m’en crois, Baïf, tu changeras Parnasse...

Je n’écris point d’amour, n’étant point amoureux...

Cependant qu’au palais de procès tu devises...

Ne pense, Robertet, que cette Rome-ci...

Je ne veux feuilleter les exemplaires Grecs...

Comme on passe en été le torrent sans danger...

À Monsieur d’Avanson

 


Qui a vu quelquefois un grand chêne asséché,
Qui pour son ornement quelque trophée porte,
Lever encore au ciel sa vieille tête morte,
Dont le pied fermement n’est en terre fiché,
 
Mais qui dessus le champ plus qu’à demi penché
[...]

[lire le poème...]


Qui voudrait figurer la Romaine grandeur
En ses dimensions, il ne lui faudrait querre
À la ligne et au plomb, au compas, à l’équerre,
Sa longueur et largeur, hautesse et profondeur :
 
Il lui faudrait cerner d’une égale rondeur
[...]

[lire le poème...]


Ô Prison douce, où captif je demeure
Non par dédain, force, ou inimitié,
Mais par les yeux de ma douce moitié
Qui m’y tiendra jusqu’à tant que je meure.
 
Ô l’an heureux, le mois, le jour, et l’heure,
[...]

[lire le poème...]

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