Charles de Vion Dalibray

in Recueil des plus belles pièces des poëtes françois tant anciens que modernes, 1692



 
Aime, si tu le veux, je ne l’empêche pas,
Mais aime pour le moins en homme de courage ;
N’asservis point ton cœur sous un vil esclavage,
Et ne demande point chaque jour le trépas.
 
La tempête ne bruit que parmi les lieux bas,
Les monts voisins du Ciel sont par-dessus l’orage ;
Quand tu soupirerais pour le plus beau visage,
Tu soupires en fin pour de mortels appas.
 
Le feu d’amour est fait pour servir, non pour nuire,
Pour réparer le monde et non pour le détruire,
Il doit illuminer, non troubler la raison :
 
Aime donc sainement, sans fureur et sans crime,
Allume un feu chez toi, mais un feu légitime,
Et qui ne puisse pas embraser la maison.
 



Commentaire(s)
Déposé par Christian le 21 mai 2014 à 07h45

Bien beau tout ça, n’est-c’ pas ?
S’armurer de courage,
toujours penser servage,
et ce jusqu’au trépas.

Mais nous vivons si bas
au centre d’un orage,
troublés par des visages,
appas qui sont appâts.

La nuit cherche à nous nuire,
la Truie à nous détruire,
on n’a pas de maison

que la force d’un crime
et qu’un feu légitime :
embraser sa raison.

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Déposé par Amandine OZAUR le 8 septembre 2018 à 14h29

Mettez-vous à l’abri et faites_un vrai repas. (liaison obligatoire = 13 syllabes... faites_un...)
Mettez-vous à l’abri ; faites un vrai repas. (12 syllabes)

Vos enfants ont besoin de pères_à la maison. (liaison obligatoire = 13 syllabes... pères_à...)
Vos enfants ont besoin d’un père à la maison. (12 syllabes)

On ne badine pas avec l’alexandrin !

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Déposé par Vincent le 8 septembre 2018 à 09h44

Pour lui porter secours, il faut suivre les pas
Dessinés dans la neige et avoir le courage
De ceux qui ont subi les plus durs esclavages,
Ou bien vous passerez, sûrement, à trépas.

Si votre baromètre indique un chiffre bas,
Vous risquez d’attirer les foudres d’un orage,
En attendant du ciel qu’il change de visage,
Mettez-vous à l’abri et faites un vrai repas.

Employer des sherpas ne pourra pas vous nuire,
J’en connais quelques-uns que rien ne peut détruire,
Même à haute altitude, ils gardent la raison.

Mais ne pas y aller ne serait pas un crime,
Je trouverais cela tout à fait légitime ;
Vos enfants ont besoin de pères à la maison.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Vincent le 7 septembre 2018 à 22h25

Sauvetage à hauts risques


Pour lui porter secours, il faut suivre les pas
Dessinés dans la neige et avoir le courage
De ceux qui ont subi les plus durs esclavages,
Ou bien vous passerez, sûrement, à trépas.

Si votre baromètre indique un chiffre bas,
Vous risquez la tempête ou bien pire, un orage,
En attendant du ciel qu’il change de visage,
Mettez vous à l’abri, l’éclair, ne tentez pas.

Employer des sherpas ne pourra pas vous nuire,
J’en connais quelques-uns que rien ne peut détruire,
Même à haute altitude, ils gardent la raison.

Mais ne pas y aller ne serait pas un crime,
Je trouverais cela tout à fait légitime ;
Vos enfants ont besoin de pères à la maison.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Curare- le 9 septembre 2018 à 22h00

’’Je voudrais l’inaccessible pour lui’’ .. Curare-
Feu follet

J’aimerais être morte et dérouter le temps
Pour nos deux spectres hélas figés dans l’infernale
J’aimerais oublier cette fable vénale
Qui abreuve nos mots d’un désir éclatant

Je voudrais dire adieu sans serment sanglotant
Mais les ans ont passé notre aria est fatale
Telle la lie au fond qu’était ma voix banale
Dans ce déni désordre . .Où est le pénitent ?

On pourrait s’évader mais il faudrait qu’on nuise
Désenchanter autrui d’une aisance conquise
Tu nous vois infidèles ? Aimer sans déraison ?

J’aimerais tant pour nous sans douleur que ça marche
Tu n’es pas libre hélas - Mon tendre patriarche
Mon donjon est lointain . . Je reste ton poison -

09-09-18 - Chant pour 1 captif -

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Déposé par Cochonfucius le 6 septembre 2018 à 22h33

Dame de pourpre
---------------------

En rêve, je la vois, je ne m’en lasse pas,
Son regard pénétrant me donne du courage ;
Elle me fait subir un plaisant esclavage
Qui dissipe en mon coeur la crainte du trépas.

Elle chante mes vers et ne dit rien de bas,
Mais son corps est brûlant comme le vent d’orage ;
Le plus bel horizon, c’est de voir son visage
Dont les deux lèvres font un magique repas.

Songe d’amour est fait pour grandir, non pour nuire,
Pour enchanter le monde et non pour le détruire,
Il peut illuminer mon semblant de raison :

Ainsi va mon sommeil, sans fureur et sans crime,
Cette douce folie me semble légitime ;
Dame de pourpre, entrez toujours dans ma maison.

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