Verhaeren

Les Flamandes


Les Espaliers


 
D’énormes espaliers tendaient des rameaux longs,
Où les fruits allumaient leur chair et leur pléthore,
Pareils, dans la verdure, à ces rouges ballons
Qu’on voit flamber les nuits de kermesse sonore.
 
Pendant vingt ans, malgré l’hiver et ses grelons,
Malgré les gels du soir, les givres de l’aurore,
Ils s’étaient accrochés aux fentes des moellons,
Pour monter jusqu’au toit, monter, monter encore.
 
Maintenant ils couvraient de leur largeur les murs,
Et sur les pignons hauts et clairs, poires et pommes,
Bombaient superbement des seins pourprés et mûrs.
 
Les troncs géants, crevés partout, suaient des gommes ;
Les racines plongaient jusqu’aux prochains ruisseaux,
Et les feuilles luisaient comme des vols d’oiseaux.
 

Commentaire(s)
Déposé par Esther le 18 décembre 2012 à 16h54

Un sonnet nocturne?

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Déposé par Cochonfucius le 18 décembre 2012 à 17h15

Un troquet parisien


Comptoir de la taverne, comptoir juste assez long
Où la bière-pression déverse sa pléthore,
Où le Côtes-du-Rhône est servi par ballons
Tandis que les buveurs ont des phrases sonores !

Sur un vieux tabouret j’use mon pantalon ;
Parfois la beuverie dure jusqu’à l’aurore,
Tant nous nous complaisons dans ce dernier salon
Où l’esprit parisien fleurit et rêve encore.

Les photos des clients se montrent sur les murs.
Chacun se reconnaît, déclarant "C’est ma pomme",
Même si le vivant est d’un âge plus mûr

Que, sur le vieux portrait, cet aimable jeune homme.
Puis, nous rentrons chez nous en longeant les ruisseaux,
Dans le petit matin qu’annoncent les oiseaux.

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Déposé par Cochonfucius le 28 octobre 2016 à 19h40

La machine à voyager dans le temps
----------------------------------------------

Les siècles traversés en un temps pas très long
S’ouvrent sur un verger où les fruits sont pléthore ;
C’est plus original qu’un voyage en ballon :
La machine est, de plus, tout à fait insonore.

Notre grand inventeur use son pantalon
Sur le banc de la nef traversant les aurores,
Il reviendra parler aux gens dans son salon,
Mais dans quarante jours, il doit partir encore.

Cet univers changeant défile comme un mur,
De millions de pommiers choient des milliards de pommes,
À l’arrivée, notre homme est d’un âge plus mûr.

Or, que deviendra-t-il, cet aimable jeune homme,
Sera-t-il simplement noyé dans un ruisseau,
Ou bien reviendra-t-il, guidé par les oiseaux ?

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