Verhaeren

Les Flamandes


La Ferme


 
À voir la ferme au loin monter avec ses toits,
Monter, avec sa tour et ses meules en dômes
Et ses greniers coiffés de tuiles et de chaumes,
Avec ses pignons blancs coupés par angles droits ;
 
À voir la ferme au loin monter dans les verdures,
Reluire et s’étaler dans la splendeur des Mais,
Quand l’été la chauffait de ses feux rallumés
Et que les hêtres bruns l’éventaient de ramures :
 
Si grande semblait-elle, avec ses rangs de fours,
Ses granges, ses hangars, ses étables, ses cours,
Ses poternes de vieux clous noirs bariolées,
 
Son verger luisant d’herbe et grand comme un chantier,
Sa masse se carrant au bout de trois allées,
Qu’on eût dit le hameau tassé là, tout entier.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 25 janvier 2015 à 11h26


Fortification barbare
-------------------------

Un homme monstrueux étant devenu roi,
Il posa dans les champs la folle architecture
D’un palais gigantesque aux brillantes toitures ;
Colosse à l’horizon se dressant fier et droit.

Pour colonnes, l’on mit des troncs de bon aloi ;
Tous émaux, tous métaux servirent de peinture.
Brillant de mille feux sous toutes les coutures,
Le château arborait cent drapeaux sur ses toits.

Cent cuisines chauffaient, dans leurs énormes fours,
Les gâteaux que mangeaient dans les petites cours
Les maîtresses du roi, au maintien désinvolte.

Mais les gens du pays, par villages entiers,
D’un grand soulèvement ourdirent le chantier,
Abattant l’édifice en leur juste révolte.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 4 octobre 2019 à 12h19

Sagesse de l’archange
----------

Cet archange du ciel est plus noble qu’un roi,
Il connaît du cosmos l’étrange architecture ;
Il sait que le ciel bleu n’est pas une toiture
Et que même un photon ne va pas toujours droit;

Pour chanter, il connaît des mots de bon aloi,
Bien faits pour célébrer l’auteur de la nature ;
Il porte avec grandeur son habit sans coutures,
Il incarne la lettre et l’esprit de la loi.

Il connaît l’inframonde et ses énormes fours,
Le maudit Adversaire et sa sinistre cour,
Quelques démons pensifs, et d’autres, désinvoltes.

Il écoute la voix du fils du charpentier
Qui de mille univers planifie le chantier ;
Il attend le pardon des anges en révolte.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆
☆ ☆ ☆ ☆
Cоmmеntaires récеnts

De Xiаn sur «Lе miсrоbе : Βоtulinus...» (Τоulеt)

De Jаdis sur «Lе сhеmin qui mènе аuх étоilеs...» (Αpоllinаirе)

De Ρаul-Jеаn sur Βаllаdе [dеs dаmеs du tеmps јаdis] (Villоn)

De X. sur Splееn : «Τоut m’еnnuiе аuјоurd’hui. J’éсаrtе mоn ridеаu...» (Lаfоrguе)

De Сhаrlеs С. sur Sоnnеt : «Jе sаis fаirе dеs vеrs pеrpétuеls. Lеs hоmmеs...» (Сrоs)

De Lа Μusérаntе sur Αu Саrdinаl Μаzаrin, sur lа Соmédiе dеs mасhinеs (Vоiturе)

De Vinсеnt sur Lа Ρrеmièrе Νuit (Lаfоrguе)

De Сurаrе- sur Lе Μаrtin-pêсhеur (Rеnаrd)

De Сurаrе- sur Sоnnеt sur dеs mоts qui n’оnt pоint dе rimе (Sаint-Αmаnt)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Сосhоnfuсius sur «Quеl hеur, Αnсhisе, à tоi, quаnd Vénus sur lеs bоrds...» (Jоdеllе)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De Jаdis sur Саusеriе (Βаudеlаirе)

De Βеаudеlаirе sur Βаudеlаirе

De Lе Gаrdiеn sur Virgilе (Βrizеuх)

De Rigаult sur Lеs Hirоndеllеs (Εsquirоs)

De Rigаult sur Αgénоr Αltаrосhе

De Jоël Gауrаud sur Αvе, dеа ; Μоriturus tе sаlutаt (Hugо)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе