Léon Valade


Rêve d’été


 
Je voudrais me plonger dans la source féconde
Où l’herbe au sable fin mêle ses verts réseaux,
Et reposer auprès de la Naïade blonde
Qui s’épanouit là comme une fleur des eaux.
 
Moi-même j’épandrais de son urne profonde
La nappe bleue et claire où tremblent les roseaux ;
Et parfois je ferais envoler des oiseaux,
Pour voir le reflet noir de leurs ailes sur l’onde.
 
Ou tandis que l’eau vive, égarée au travers
Des grands arbres, ferait flotter les graines mûres,
Je dirais, amoureux de leurs sentiers couverts,
 
La fraîcheur de l’Été sous les sombres ramures :
Et la source ferait, de ses plus doux murmures,
Un accompagnement mélodique à mes vers.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 30 avril 2015 à 12h59

D’or à quelques monstres
-------------------------------

Mille poissons-bouddhas dans la lumière blonde
D’un étrange univers où circulent des eaux
Que peuple, semble-t-il, une faune féconde
Et que mille canaux arrangent en réseau.

Un hexapode-lion, nageant en eau profonde,
Laisse aujourd’hui en paix les canards des roseaux ;
Sans crainte de sa griffe, ils s’ébattent dans l’onde,
Leur joli coeur empli de leurs rêves d’oiseaux.

Le poisson-bouddha rit à tort et à travers ;
Son rire, cependant, n’est nullement pervers,
Il égale en douceur la source qui murmure.

Le roi des animaux, d’un plus sobre maintien,
Ne rit que rarement ; souvent, il se retient,
Couvert de son silence, ainsi que d’une armure.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 23 février 2022 à 12h24

Nef d’Islande
----------

L’esquif léger s’en va découvrir d’autres mondes,
Car la Terre promise est au-delà  des eaux ;
Un riant territoire où les trésors abondent,
Où la fée file l’or au magique fuseau.

Oui, mais il faut d’abord franchir la mer profonde,
Un peu plus large aussi que la Mer des Roseaux ;
Affronter les dangers qui surgissent de l’onde,
Savoir se repérer sur le vol des oiseaux.

La sirène voudrait séduire l’Univers,
Selon mon jugement, c’est un projet pervers,
Je ne vois aucun sens dans ce qu’elle murmure.

Cette nef vaillamment sur les flots se maintient,
Éole la conduit, Neptune la soutient,
Le soleil rougit comme une tomate mûre.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Τаilhаdе : Сhоrègе

Gоnzаguе-Friсk : Ιnсоmpétеnсе

☆ ☆ ☆ ☆

Régniеr : Εn fоrêt

Νоuvеаu : Τаrtаrin

Cоmmеntaires récеnts

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Сосhоnfuсius sur Αu Саrdinаl Μаzаrin, sur lа Соmédiе dеs mасhinеs (Vоiturе)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De Jаdis sur Саusеriе (Βаudеlаirе)

De Βеаudеlаirе sur Βаudеlаirе

De Lе Gаrdiеn sur Virgilе (Βrizеuх)

De Jаdis sur Сrépusсulе (Соppéе)

De Rigаult sur Lеs Hirоndеllеs (Εsquirоs)

De Rigаult sur Αgénоr Αltаrосhе

De Jоël Gауrаud sur Αvе, dеа ; Μоriturus tе sаlutаt (Hugо)

De Huguеs Dеlоrmе sur Sоnnеt d’Αrt Vеrt (Gоudеzki)

De Un pоilu sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Lе соmiquе sur Μаdrigаl tristе (Βаudеlаirе)

De Сhаntесlеr sur «Sur mеs vingt аns, pur d’оffеnsе еt dе viсе...» (Rоnsаrd)

De Gеоrgеs sur À lа mémоirе dе Zulmа (Соrbièrе)

De Guillеmеttе. sur «Lе bеаu Ρrintеmps n’а pоint tаnt dе fеuillаgеs vеrts...» (Lа Сеppèdе)

De Guillаumе sur Αbаndоnnéе (Lоrrаin)

De Lа Μusérаntе sur Hоmmаgе : «Lе silеnсе déјà funèbrе d’unе mоirе...» (Μаllаrmé)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz