Jean de Sponde



 
Mon Dieu, que je voudrais que ma main fût oisive,
Que ma bouche et mes yeux reprissent leur devoir.
Écrire est peu : c’est plus de parler et de voir,
De ces deux œuvres l’une est morte et l’autre vive.
 
Quelque beau trait d’amour que notre main écrive,
Ce sont témoins muets qui n’ont pas le pouvoir
Ni le semblable poids, que l’œil pourrait avoir
Et de nos vives voix la vertu plus naïve.
 
Mais quoi : n’étaient encor ces faibles étançons
Et ces fruits mi-rongés dont nous le nourrissons,
L’Amour mourrait de faim et cherrait en ruine :
 
Écrivons attendant de plus fermes plaisirs,
Et si le temps domine encor sur nos désirs,
Faisons que sur le temps la constance domine.
 



Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 21 avril 2021 à 12h41

Sagesse de l’isard bizarre
--------

Je suis proche du ciel, moi dont l’âme est oisive,
Nulle nécessité ne dicte mon devoir ;
Je ne fais que rêver à d’étranges savoirs
Et cette songerie ne peut être nocive.

Il m’est indifférent qu’un rimailleur décrive
Les fantômes obscurs que je peux concevoir ;
Les textes sont sur moi dépourvus de pouvoir,
De telles entités volontiers je me prive.

Je n’aime point les rois, j’aime les échansons ;
Avant la beuverie, eux et moi, nous dansons,
En ces moments festifs notre plaisir culmine.

Je suis l’isard bizarre, un être de plaisir ;
Rustique est mon logis, simples sont mes désirs,
Et pas très encombrants, puisque je les domine.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 21 avril 2021 à 13h32

Sagesse de l’isard bizarre.........(retouche)
--------

Je suis proche du ciel, moi dont l’âme est oisive,
Nulle nécessité ne dicte mon devoir ;
Je ne fais que rêver à d’étranges savoirs
Et cette songerie ne peut être nocive.

Il m’est indifférent qu’un rimailleur décrive
Les fantômes obscurs que je peux concevoir ;
Les textes sont sur moi dépourvus de pouvoir,
De telles entités volontiers je me prive.

Je n’aime point les rois, j’aime les échansons ;
Avant la beuverie, eux et moi, nous dansons,
En ces moments festifs notre bonheur culmine.

Je suis l’isard bizarre, un être de plaisir ;
Rustique est mon logis, simples sont mes désirs,
Et pas très encombrants, puisque je les domine.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Ada en Héraldie le 23 avril 2021 à 22h53

Le canal du Midi joue mille perspectives,
Celle de la saison, son plus flagrant pouvoir,
Celle de l’heure aussi, quand aime se mouvoir
Le platane iconique aux branches attentives.

On ne peut à la fois marcher sur les deux rives,
L’autre est pour le héron qui se laisse entrevoir ;
On salue la nef qu’à l’écluse on ira voir,
Depuis la berge usée par la vague abrasive.

Subtil est le courant qu’on dirait mollasson,
Mais les pas de Riquet partent dans les buissons :
Naurouze est cette place où le canal culmine.

Là-bas, l’eau se partage, à l’écart des loisirs,
Méditerranée ou Atlantique, au plaisir !
Ô Montagne Noire, oui, tes sources se combinent.

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