Joséphin Soulary

Papillons noirs


Sub sole quid novi ?


 
Sous mes yeux vainement tout se métamorphose,
L’enfance en la vieillesse, et le jour en la nuit ;
Dans ce travail muet qui crée et qui détruit,
C’est toujours même loi, même effet, même cause.
 
Aujourd’hui vaut hier. Comme un collier morose
L’Ennui soude le jour qui passe au jour qui suit ;
Et l’immobile Dieu gouverne ce circuit,
Où l’acteur machinal quitte et prend même pose.
 
Sur le rayon de l’heure et dans le bruit des jours,
La vie a beau tourner, rien ne change son cours ;
Le pendule uniforme au front du Temps oscille.
 
N’est-il donc nulle part un monde où l’inconnu
Déconcerte l’attente, où, sur le cadran nu,
La Fantaisie en fleur fasse la folle aiguille ?
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 17 novembre 2014 à 14h37

Simple divagation
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Quand nous reviendras-tu, temps des métamorphoses ?
Temps des aimables trolls se promenant la nuit,
Des grandes beuveries dans les châteaux détruits,
Des prodiges sans nom, des miracles sans cause ?

Ce monde est bien austère, il est presque morose,
(Concernant, pour le moins, la partie où je suis).
On n’y voit plus l’ondine émergeant de son puits,
Ni la sirène au loin qui sur le roc se pose.

Mais ce temps lumineux, s’il revenait un jour ?
Temps des mages errants, aux surprenants parcours
Guidés par la comète au firmament, qui brille ;

Temps où les lendemains sont tissés d’inconnu,
Comme, risquant des mots sur son parchemin nu,
Un barde entend sa muse, imprévisible fille.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 3 décembre 2017 à 12h11

Pélican buveur de bière
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Ce pélican, s’il boit, ça le métamorphose
Il rêve dans le jour, il ne dort plus la nuit,
Il range ses poissons dans des châteaux détruits,
Il voit des trucs sans nom, il s’étonne sans cause.

Car il n’est pas austère, il n’est jamais morose,
(Et je peux vous le dire, en expert que je suis).
Il peut charmer l’ondine émergeant de son puits
Ou la sirène au loin qui  dans les eaux repose.

Cet oiseau lumineux, s’il devient sobre un jour,
Peut-être suivra-t-il un surprenant parcours
Escorté du triton qui par son savoir brille ;

Or, tous nos lendemains sont tissés d’inconnu,
Tel qui fut emplumé peut se retrouver nu,
La sirène parfois se change en belle fille.

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