Louisa Siefert

Rayons perdus, 1868


Crépuscule


 
Je ne puis résister à la mélancolie
De la feuille qui tombe et du jour qui s’en va ;
À ce moment, en moi quelque chose se plie,
Quelque chose de fier qui souffrit et rêva.
 
Cette feuille qui tombe et qu’à jamais oublie
L’arbre, auquel tout à l’heure un souffle l’enleva,
Ce jour déjà mourant qui lutte et s’humilie
Comme un proscrit blessé que le ciel réprouva,
 
Cette feuille, ce jour, cet oubli, tout m’attriste.
Une seule pensée en mon esprit subsiste,
Qui me dit : C’est l’hiver ! qui me dit : C’est la nuit !
 
Demain, cieux et forêts rajeuniront encore...
Mais à la feuille morte, à l’heure qui s’enfuit,
Hélas ! qui parlera de printemps ou d’aurore ?...
 

Octobre 18...

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 16 janvier 2015 à 11h21

-- Liesse est de sinople, et non mélancolie ;
Sable dit bonnement la simplesse qui va
Et qui à fourberie nullement ne se plie.
De gueules, c’est prouesse, et Quichotte en rêva.

Azur est loyauté qui jamais ne s’oublie,
Richesses sont d’argent que Crésus cultiva ;
Noblesse est d’or très pur, qui à l’honneur se lie,
Hermine est pureté que Jeanne préserva.

Qui sur un seul écu ces sept couleurs arbore,
N’a-t-il la perfection, que lui faut-il encore ?
N’est-il un grand héros rempli de qualités ?

-- À toutes ces couleurs pour ton mérite vendre,
Ajoute carnation, cette nuance tendre,
Qui de ton corps humain dit la fragilité.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 16 janvier 2015 à 14h30

(titre)


Couleurs emblématiques
------------------------------

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 1er juillet 2018 à 14h06

Serpent de juillet
------------------

De gueules, ce reptile, et de mélancolie !
Seul dans le vieux Jardin, il ne sait où il va,
À ses désirs, jamais personne ne se plie.
Quand il se souvient d’Eve, il pense qu’il rêva.

Ce sont pourtant des jeux qui jamais ne s’oublient,
Ni le goût du beau fruit qu’un Père cultiva,
Ni le goût du péché, qui au plaisir se lie
Chez l’homme que nul ange ici ne préserva.

Branche qui désormais de nouveaux fruits arbore,
Crois-tu que des pécheurs vont t’aborder encore,
Admirant ta douceur et te docilité ?

Tu n’as plus de clients, tu ne pourras rien vendre,
Mais le vent de l’Eden te dit des choses tendres,
Comme jadis, ému de ta fragilité.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 2 juillet 2018 à 20h27

Serpent de juillet
------------------

« Admirant ta douceur et ta docilité »
(retouche au premier tercet).

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