Albert Samain

Le Chariot d’or, 1901


Retraite


 
Remonte, lent rameur, le cours de tes années,
Et, les yeux clos, suspends ta rame par endroits...
La brise qui s’élève aux jardins d’autrefois
Courbe suavement les âmes inclinées.
 
Cherche en ton cœur, loin des grand-routes calcinées,
L’enclos plein d’herbe épaisse et verte où sont les croix.
Écoute-z-y l’air triste où reviennent les voix,
Et baise au cœur tes petites mortes fanées.
 
Songe à tels yeux poignants dans la fuite du jour.
Les heures, que toucha l’ongle d’or de l’amour,
À jamais sous l’archet chantent mélodieuses.
 
Lapidaire secret des soirs quotidiens,
Taille tes souvenirs en pierres précieuses,
Et fais-en pour tes doigts des bijoux anciens.
 

Commentaire (s)
Déposé par gouiran le 3 mai 2012 à 20h38

Ce poème est la parole du poète-démiurge qui conseille l’homme à l’aube de sa vieillesse. Il s’agit d’un voyage rétrospectif où, les yeux fermés, il s’attarde sur les moments vécus.

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Déposé par Christian le 15 octobre 2013 à 17h18

Jean-Arthur le poète-démiurge
écrivit un pamphlet sur le surge.
Malestou !, songea-t-il, c’est qu’il urge
de calmer cet enfant d’une purge...

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Déposé par Cochonfucius le 10 avril 2021 à 13h36

Fleur de la grande impermanence
-----------------------------

J’ai promis au jardin de fleurir chaque année,
Cet éveil se produit toujours au même endroit ;
Qu’importe la grisaille et qu’importe le froid,
Qu’importe que je sois par le vent inclinée.

Sachez que j’ai toujours béni ma destinée,
Puisque ma vie est tout sauf un chemin de croix ;
Mes yeux s’ouvrent la nuit, lorsque la lune croît,
Je plonge dans un rêve avant d’être fanée.

Je reçois aujourd’hui ma rosée de ce jour,
Je sais que reviendra la saison de l’amour ;
Ne  me reprochez point cette vie paresseuse.

Je ne vous parlerai ni du mal, ni du bien,
J’écouterai du soir l’inaudible berceuse
Sans songer, je m’en garde, à l’extinction qui vient.

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