Albert Samain

Aux flancs du vase, 1898


Pannyre aux talons d’or


 
Dans la salle en rumeur un silence a passé...
Pannyre aux talons d’or s’avance pour danser.
Un voile aux mille plis la cache tout entière.
D’un long trille d’argent la flûte la première
L’invite ; elle s’élance, entrecroise ses pas,
Et, du lent mouvement imprimé par ses bras,
Donne un rythme bizarre à l’étoffe nombreuse,
Qui s’élargit, ondule, et se gonfle et se creuse,
Et se déploie enfin en large tourbillon...
Et Pannyre devient fleur, flamme, papillon !
Tous se taisent ; les yeux la suivent en extase.
Peu à peu la fureur de la danse l’embrase.
Elle tourne toujours ; vite ! plus vite encore !
La flamme éperdument vacille aux flambeaux d’or !...
Puis, brusque, elle s’arrête au milieu de la salle ;
Et le voile qui tourne autour d’elle en spirale,
Suspendu dans sa course, apaise ses longs plis,
Et, se collant aux seins aigus, aux flancs polis,
Comme au travers d’une eau soyeuse et continue,
Dans un divin éclair, montre Pannyre nue.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 19 janvier 2015 à 16h07

Jardin de sinople
------------------


Sous les arbres d’un vert passé,
La fée d’argent voulut danser
Sans être cachée tout entière ;
Sous les arbres de la clairière.

Elle place un élégant pas
Tout en levant très haut ses bras ;
Les ondines sont là, nombreuses,
Emplissant la forêt ombreuse.

Un buisson (à peine s’il bouge)
Était couvert de feuilles rouges ;
Le vent les emporta, ce fol,
Et nous fit voir un petit troll.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 23 septembre 2019 à 11h52

Vestale de la steppe
----------------

Elle voudrait passer par le miroir d’Alice
Ou trouver un abri dans un un songe éternel ;
N’ayant point de miroir, et pas même un tunnel,
Elle va sous le ciel où des nuages glissent.

Elle connut jadis la ville et ses délices,
Et quelques étudiants gentils et fraternels ;
Mais elle n’avait pas des goûts traditionnels,
Ne demandant jamais le pain ni le calice.

Le seigneur d’un manoir aux antiques tourelles
A voulu s’emparer de cette tourterelle ;
Mais c’est une vestale impossible à saisir.

Ni pour le vagabond qui chante sur la berge,
Ni pour le moine assis dans la lueur des cierges,
Ni même pour un prince, elle n’a de désir.

[Lien vers ce commentaire]

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