Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 29 septembre 2013 à 11h10
De ce siècle il retient le sourire d’Hélène.
Cul de plomb, il lui a tant écrit de sa main
(Au nom propre adressant ces plis de parchemin),
Ou sur poilants albums traçant des cantilènes.
Riche ni pauvre il n’est, il vit sa vie humaine
Comme un porc qui, nourri au fond d’un patelin,
Est si faible que son corps, objet de dédain,
Meurt de froid en allant s’abreuver aux fontaines.
Les ongles tout usés, le poil devenu gris,
Une vieille habitude est en place : il écrit.
De soif, de lassitude, on ne voit rien paraître .
De jeûne il fait hommage à sa Divinité.
Le Turc, heureusement, lui prépare un café ;
Sépulcre, encore un temps ! qu’il se fasse connaître.
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Déposé par Cochonfucius le 6 mai 2021 à 13h26
Le fond de l’air est frais
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Le gyrovague porte un vêtement de laine,
Il tient solidement son bâton dans sa main ;
Il ne désire point s’amuser en chemin,
Éole en ce printemps souffle une fraîche haleine.
Sans partir explorer des provinces lointaines,
Il voudrait changer d’air, voir d’autres patelins ;
Loin d’être cénobite, il n’est qu’un orphelin
Buvant du vin d’auberge ou de l’eau de fontaine.
Il sourit quand il voit les petits ânes gris
Ou les sombres corbeaux dont il aime le cri ;
Il est plein d’allégresse, ou s’efforce de l’être.
Aux feux des voyageurs il sait se réchauffer,
Qui fraternellement lui versent un café,
Eux pour qui tout le monde a les mêmes ancêtres.
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Déposé par Cochonfucius le 14 décembre 2021 à 12h27
Monstre totalement inoffensif
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Vêtu modestement de sa toison de laine,
Il ne sait pas griffer ni mordiller les mains ;
Il avance, pensif, au long de grands chemins,
Puis il s’arrête un peu, c’est pour reprendre haleine.
Il n’est jamais parti vers des terres lointaines,
Il reste volontiers dans son cher patelin ;
Il raisonne assez bien, sans se croire malin,
Il rumine parfois des pensées incertaines.
Sous le fardeau des ans, ses poils deviennent gris,
Moins robuste est son corps et moins vif son esprit ;
Il est plein de sagesse, ou bien, il devrait l’être.
Une muse alanguie voudrait le réchauffer,
Ou, plus modestement, lui offrir un café ;
Mais elle n’ose pas le dire en toutes lettres.
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Déposé par Christian le 15 décembre 2021 à 12h31
Au lieu des mots essentiels
La piratée t’envoie des agaciels.
Le prophète sacrificiel
Est terne en absenciel
Et la dame du présidentiel
On se demande qui est-ce iel...
Ce monde est excrémentiel
Et l’autre trop résidenciel
Qui ont de trop grands potentiels,
De nos jours, de rimes à ciel.
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Déposé par Christian le 7 mars 2026 à 09h48
SONNET SUR UN MOT QUI A TROP DE RIMES
Au lieu des vieux mots essentiels
(« mon popotin consubstantiel
à mon pote préférentiel… »)
elle t’envoie des agaciels.
Ton prophète sacrificiel,
il t’est trop terne en absentiel…
Et la dame présidentiel !
On se demande qui est-ce : iel ?...
Aussi, gare aux harceliciels
aux relents si pestilentiels :
ce monde est bien excrémentiel…
Quant à l’autre : résidentiel :/
Or tous deux trop grands potentiels
ont, de nos jours, de rime à ciel.
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Déposé par Curare- le 9 mars 2026 à 19h40
L’ennui est infini (tif)
Paroles de la chanson If par Etienne Daho
If excessif, accro, compulsif
If adhésif, over réactif
If exclusif et trop émotif
If impulsif qui est le fautif ?
If intrusif, plus combatif, sous sédatifs en soins intensifs, cherche le motif
If négatif, maladif, inexpressif et plus vraiment vif, cherche le motif
If trop captif et décoratif
If défensif, à cran, offensif
If incisif, mes coups de canifs
If agressif, qui est le fautif ?
If intrusif, plus combatif, sous sédatifs en soins intensifs, cherche le motif
If négatif, maladif, inexpressif et plus vraiment vif, cherche le motif
If évasif, approximatif
If c’est plus l’kif, de jouer le calife
If trop nocif et trop addictif
If fugitif, maniaco dépressif
If trop massif, abusif, à ton actif, les coups successifs, trop lourd le passif
If décisif, je m’rebiffe, mon départ est impératif et définitif, définitif
If intrusif, plus combatif, sous sédatifs en soins intensifs, cherche le motif
If négatif, maladif, inexpressif et plus vraiment vif, cherche le motif
If trop massif, abusif, à ton actif, les coups successifs, trop lourd le passif
If décisif, je m’rebiffe, mon départ est impératif et définitif, définitif
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