Ronsard

Les Amours, 1552



Le mal est grand, le remède est si bref
À ma douleur qui jamais ne s’alente,
Que bas ni haut, dès le bout de la plante,
Je n’ai santé, jusqu’au sommet du chef.
 
L’œil qui tenait de mes pensers la clef,
En lieu de m’être une étoile drillante,
Parmi les flots d’une mer violente,
Contre un orgueil a fait rompre ma nef.
 
Un soin meurtrier soit que je veille ou songe,
Tigre affamé, le cœur me mange et ronge,
Suçant toujours le plus doux de mon sang,
 
Et le penser qui me presse et represse,
Et qui jamais en repos ne me laisse,
Comme un mâtin, me mord toujours au flanc.
 

Commentaire(s)
Déposé par Gardien des Albatros le 22 décembre 2017 à 20h33

Ce site est décidément plein de fautes...

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Déposé par Ronsard le 22 décembre 2017 à 11h47

************************

... qui jamais NE s’alente.

************************

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Déposé par Cochonfucius le 22 décembre 2017 à 12h08

Divinité obscure
--------------------

Je l’entendis, ce fut un rire court,
Elle semblait une muse galante
Se promenant dans le Jardin des Plantes
Et s’arrêtant dans une étroite cour.

Il faisait doux, c’était un très beau jour,
Les arbres ont dansé leur danse lente,
Ils ont lancé quelques graines volantes
Accomplissant des trajets sans retour.

Comment savoir si ce n’était qu’un songe ?
Même aujourd’hui, de grands doutes me rongent,
Sur ce sujet, mon coeur est hésitant.

Simple étudiante, ou très noble déesse ?
Je n’en sais rien, et pensif il me laisse,
Sombre et furtif, ce rêve intermittent.

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