Ronsard

Les Amours, 1552



Je vis ma Nymphe entre cent damoiselles,
Comme un Croissant par les menus flambeaux,
Et de ses yeux plus que les astres beaux
Faire obscurcir la beauté des plus belles.
 
Dedans son sein les grâces immortelles,
La Gaillardise, et les frères jumeaux,
Allaient volant comme petits oiseaux
Parmi le vert des branches plus nouvelles.
 
Le ciel ravi, que son chant émouvait,
Roses, et lys, et girlandes pleuvait
Tout au rond d’elle au milieu de la place :
 
Si qu’en dépit de l’hiver froidureux,
Par la vertu de ses yeux amoureux,
Un beau printemps s’éclouit de sa face.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 16 juin 2018 à 12h59

Clé d’azur et clé de sinople
----------------------------

Vous n’ouvrez point la demeure éternelle
Illuminée des immortels fllambeaux,
Ni le ciel pur où les astres sont beaux,
Ni le harem où les femmes sont belles ;

Or vous, les clés de la tombe immortelle,
Aussi les clés de l’oubli, son jumeau
Et de l’olive au magique rameau,
Vous me serez des compagnes fidèles.

Celles et ceux que ma lyre émouvait,
Planteraient-ils, si faire se pouvait,
Un petit arbre en la funèbre place ?

Un compagnon des papillons heureux,
Un protecteur des oiseaux amoureux,
L’arbre vivant qui voit la mort en face.

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Déposé par Cochonfucius le 16 juin 2018 à 13h03

Clé d’azur et clé de sinople
----------------------------

deuxième vers, « flambeaux ».

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Déposé par Cyprès de toi le 16 juin 2018 à 21h15

’’Le manque n’est rien d’autre
qu’une overdose de vide.’’__ F. Beigbeder  



Le buveur de lumière a volé en éclats
Ma déprime de rien en sage incontinence
Et tous ces mots perdus pour la grise éminence
De ce sage rhapsode ce soi-disant prélat  

Érigeant chaque jour d’1 abscons charabia
Ses sonnets nébuleux non sans une opulence
D’overdose du vain ! S’ériger en démence
Muse et amuse-gueule d’arôme sangria

S’en grilla de vapeur délétère et débile
Par débit régulier par dépit volubile
De débris poétiques de torrents amassés

Qui troublent l’avenir en souillant leur passé
Quand la rose était belle - Quand tout était possible
A surgit 1 cyprès fécond et insensible ___________

Pour le papillon de Cythère -

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Déposé par Curare- le 16 juin 2018 à 21h19

Insoumise au sermon à la fuite incurable
J’ai toujours assumé au bon sens mes instincts
D’ailleurs primesautière aux songes indistincts
J’ai rêvé que j’aimais me battre avec le diable

Que je devais m’enfuir pour la cause ineffable
Du chercheur de lumière à l’esprit incertain
À son p’tit cœur qui croit que l’amour lointain
N’est juste le reflet blanc ou noir d’une fable

Écrite avec des larmes ou à force de boire
Mais les maux du réel se racontent sans gloire
Et 1 cœur trépané ça vous laisse sans voix

J’ai rêvé du pluvian avec des yeux étranges  
Avec un beau sourire et de savants mélanges
D’atomes par milliards qui engendraient ma foi


On écrit toujours pour quelqu’un - pour 1 pluvian-

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Déposé par La Musérante le 16 juin 2018 à 21h22

- Papillon de mai,
Qu’aimes-tu dans mon jardin ?
-- Moi, dit-il, rêver. ______Io Kanaan 25/05/2016

Papillon -

Puisque tu vis tes rêves en voici un tout chaud :
Un homme seul musarde au hasard d’un village
Qui lui est étranger - Où le temps est volage  
Il se promène seul sur des trottoirs joyaux

Sans rien de plus qu’errer assiégé d’idéaux
Oublieux d’où il vient -  A-t-on construit sa cage ?
Comme un devoir d’offrir au chercheur bien trop sage
Un endroit pour mourir ? Des hommes le fléaux

De la fureur de vivre à la noirceur d’y croire
Et aux nouveaux sentiers d’autres raisons de boire
A la vie sans succès et pour ce grand dormeur

Le songe transparent au désir si intime
Assonant et sonné cet hymne illégitime
Quand du haut de sa tour une muse se meurt ---

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Déposé par Cochonfucius le 20 août 2018 à 12h38

Éléphant de Jaïpur
----------------

Toujours majestueux dans la ville éternelle,
Il parcourt l’avenue qu’ornent mille flambeaux ;
Un éléphant pareil, peut-on trouver plus beau,
Même dans le vieux temple où les statues sont belles.

Aussi, les nobles dieux, cette troupe immortelle,
Donneraient assez cher pour avoir son jumeau ;
On peut bien leur offrir de modestes rameaux,
Mais combien leur plairait cet animal fidèle !

Déesses que jadis ma prière émouvait,
Moi, je vous l’offrirais, si faire se pouvait,
Car dans vos logements vous avez de la place.

Mais l’éléphant me dit : Je serai plus heureux
De rester à Jaïpur, dont je suis amoureux,
Il sera toujours temps de voir la mort en face.

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Déposé par Cochonfucius le 20 août 2018 à 13h23

Éléphant de Jaïpur
----------------

(refait en décasyllabes)

------------

Majestueux dans la ville éternelle,
Il suit la rue qu’ornent mille flambeaux ;
Un éléphant , peut-on trouver plus beau,
Même au vieux temple où les statues sont belles.

Les nobles dieux, cette troupe immortelle,
Donneraient cher pour avoir son jumeau ;
On peut toujours leur offrir des rameaux,
Mieux leur plairait cet animal fidèle !

Toi que jadis ma prière émouvait,
Je l’enverrais, si faire se pouvait,
Vers ton logis pour qu’il y prenne place.

L’éléphant dit : Je serai plus heureux
D’êtrre à Jaïpur, dont je suis amoureux,
Et peu me chaut de voir la mort en face.

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Déposé par Cochonfucius le 21 août 2018 à 17h19

Éléphant de Jaïpur
----------------

(retouche)

Avant-dernier vers

D’être

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