Ronsard

Sonnets pour Hélène, 1578



 
Agathe, où du Soleil le signe est imprimé
(L’écrevisse marchant, comme il fait, en arrière),
Cher présent que je donne à toi chère guerrière,
Mon don pour le Soleil est digne d’être aimé.
 
Le Soleil va toujours de flammes allumé,
Je porte au cœur le feu de ta belle lumière :
Il est l’âme du monde, et ma force première.
Dépend de ta vertu, dont je suis animé.
 
Ô douce, belle, vive, angélique Sereine,
Ma toute Pasithée, essence surhumaine,
Merveille de nature, exemple sans pareil,
 
D’honneur et de beauté l’ornement et le signe,
Puisque rien ici-bas de ta vertu n’est digne,
Que te puis-je donner, sinon que le Soleil ?
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 26 octobre 2015 à 11h24

Trois messagers de gueules
--------------------------------

Le coursier du passé apporte un imprimé,
Mon âme en le lisant, qui regarde en arrière,
Franchit du souvenir l’intangible barrière,
Retrouvant des endroits et des êtres aimés.

Le coursier du présent, au regard allumé,
Répand sur ma maison sa magique lumière ;
Pendant un bref instant, sa parole est première
Pour dire les bonheurs dont je suis animé.

Le coursier du futur dit, d’une voix sereine,
Comment se poursuivra cette aventure humaine ;
Crois-le, ne le crois pas, ça sera tout pareil.

Qu’ont-ils, ces trois bavards, à me faire des signes ?
Nulle valeur en moi ne m’en a rendu digne ;
Sans trop les écouter, je m’allonge, au soleil.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 16 avril 2021 à 13h34

Splendeur d’un emblème
--------

Sur la noble bannière un cygne est imprimé,
Beau regard à l’avant, belle poupe à l’arrière ;
Cet oiseau ne craint point de franchir les barrières
Pour aller caresser le corps d’un être aimé.

Souvent fut le désir dans son coeur allumé
Par une douce amante aux grands yeux de lumière ;
Celle du temps présent, c’est toujours la première,
Par qui depuis longtemps sont ses jours animés.

Ce cygne est le seigneur de la mare sereine,
Qui jamais n’envia la condition humaine ;
Il préfère de loin vivre avec ses pareils.

Les vaillants chevaliers qui l’ont pris pour insigne
(De cet honneur, sans doute,  il leur a paru digne)
Baignent leur étendard aux rayons du soleil.

[Lien vers ce commentaire]

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