Rainer Maria Rilke

Das Buch der Bilder, 1899



 
Lösch mir die Augen aus: ich kann dich sehn,
wirf mir die Ohren zu: ich kann dich hören,
und ohne Füße kann ich zu dir gehn,
und ohne Mund noch kann ich dich beschwören.
Brich mir die Arme ab, ich fasse dich
mit meinem Herzen wie mit einer Hand,
halt mir das Herz zu, und mein Hirn wird schlagen,
und wirfst du in mein Hirn den Brand,
so werd ich dich auf meinem Blute tragen.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 2 juillet 2018 à 13h06

De l’âme et du coeur
---------------

L’âme, autant que le coeur, sourit dans les étreintes ;
Aussi, au souvenir d’une amie qui passa
Et qui dans la mémoire un long sillon traça,
Ou d’astres dont, peut-être, est la lumière éteinte.

Or, dans le souvenir, bien des choses sont peintes,
Choses qu’on observa, choses que l’on pensa ;
Les traits que Cupidon autrefois nous lança
Nous procurent toujours une douleur non feinte.

L’âme et le coeur sont là, dans le déclin du corps,
Dont le regard, parfois, se tourne vers la mort
Qui leur dit quelques mots, sans qu’ils ne lui répondent.

Et l’un pour l’autre, ils sont des plus attentionnés ;
Ils ont un peu d’humour, je veux le mentionner,
Un modeste reflet de l’ironie du monde.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 2 juillet 2018 à 20h56

Rilke (vf)
-------

Si tu éteins mes yeux, je te verrai  ;
Mes oreilles fermées, je t’entendrai.
Sans pieds, vers toi, je me mettrai en route,
Bouche fermée, je parle, et  tu écoutes ;
Et sans mes bras, je te prends contre moi
Grâce à mon coeur muni de ses dix doigts ;
Détruis ce coeur, mon cerveau le remplace,
Brûle un cerveau, que veux-tu qu’il se passe ?
Tu as mon sang pour traverser l’espace.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par La Musérante le 2 juillet 2018 à 21h27

"Parfois la conversation s’éteint comme une lampe. On remonte la mèche. Quelques idées jettent encore quelque éclat, mais il n’y a décidément plus d’huile. La parole meurt et la pensée s’endort."

Journal - Jules Renard



D’1 dessein infécond ne voulant plus rien dire
J’exalte cet amour à surgir et sans nuire  
Au passé résigné figé d’éternité ____

Je garderais en moi l’essence de ta vie
Je veillerais sans fin et pour notre survie
Notre ADN scellé en toute impunité___

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Hаrаuсоurt : Αu tеmps dеs féеs

☆ ☆ ☆ ☆
Cоmmеntaires récеnts

De Сhristiаn sur Соntrе Ligurinus : «Τоut lе mоndе tе fuit...» (Dubоs)

De Jаdis sur Αprès lа сlаssе (Hаrdу)

De Βас mаrсеl sur Lеs Gеnêts (Fаbié)

De Frаnçоis С. sur «Lе viеrgе, lе vivасе еt lе bеl аuјоurd’hui...» (Μаllаrmé)

De Jасquеs Rоubаud sur «Οn m’а mis аu соllègе (оh ! lеs pаrеnts, с’еst lâсhе !)...» (Νоuvеаu)

De Сеltоmаniаquе sur «Lе miсrоbе : Βоtulinus...» (Τоulеt)

De Stеphеn Βiеnаrmé sur Lе Τоmbеаu dе Сhаrlеs Βаudеlаirе (Μаllаrmé)

De Jаdis sur «Lе сhеmin qui mènе аuх étоilеs...» (Αpоllinаirе)

De Ρаul-Jеаn sur Βаllаdе [dеs dаmеs du tеmps јаdis] (Villоn)

De X. sur Splееn : «Τоut m’еnnuiе аuјоurd’hui. J’éсаrtе mоn ridеаu...» (Lаfоrguе)

De Lа Μusérаntе sur Αu Саrdinаl Μаzаrin, sur lа Соmédiе dеs mасhinеs (Vоiturе)

De Vinсеnt sur Lа Ρrеmièrе Νuit (Lаfоrguе)

De Сurаrе- sur Lе Μаrtin-pêсhеur (Rеnаrd)

De Сurаrе- sur Sоnnеt sur dеs mоts qui n’оnt pоint dе rimе (Sаint-Αmаnt)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Сосhоnfuсius sur «Quеl hеur, Αnсhisе, à tоi, quаnd Vénus sur lеs bоrds...» (Jоdеllе)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De GΑRΟUX Сhristiаnе sur Virgilе (Βrizеuх)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе