Clovis Hesteau de Nuysement



 
Du soleil radieux la brillante splendeur,
Et de la lune aussi la lumineuse face
Par un nuage épais, épars en l’air, s’efface,
Lorsqu’ils vont tournoyant la céleste rondeur.
 
L’hiver ravit aux fleurs la couleur et l’odeur,
Et en moins d’une nuit les flétrit et terrasse,
Le fruit trop avancé se passe en peu d’espace,
Et bref tout est fauché par le temps moissonneur.
 
Télie, vois ces lys, ces œillets et ces roses
Languir à chef baissé dès qu’elles sont décloses,
Qui t’émeuvent d’avoir de toi-même pitié.
 
Cueillons doncques les fleurs de ta verde jeunesse,
Et folle n’attends pas que la blanche vieillesse
Te prive de sentir les fruits d’une amitié.

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 15 décembre 2014 à 13h48

Dans ma bibliothèque
---------------------------

Le livre le plus lourd disait : --J’ai la splendeur
De ce vieux Créateur dont nul ne voit la face ;
Toute mythologie auprès de moi s’efface,
Zeus brandissant la foudre, Aphrodite en rondeurs.

Le livre le plus vert disait : -- Moi, je détiens l’odeur
Du jardin suspendu aux magiques terrasses ;
Précarité du sage en ce sublime espace,
Lui, l’auguste semeur et bientôt moissonneur.

Le Larousse disait :  -- Moi, j’ai des pages roses
Où la sagesse grecque et latine est déclose ;
Sur le plan lexical, je tranche, sans pitié.

Le recueil de sonnets, dans sa folle jeunesse,
Ne pouvait s’exprimer avec tant de finesse ;
Il ne connaissait rien, que trois motsd d’amitié.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 décembre 2014 à 13h49

Retouche (dernier vers) :

trois mots

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Соppéе : Αngеlus

Lаfоrguе : Sоnnеt dе Ρrintеmps

Μussеt : À Αlf. Τ. : «Qu’il еst dоuх d’êtrе аu mоndе, еt quеl biеn quе lа viе !...»

Μussеt : À Αlf. Τ. : «Qu’il еst dоuх d’êtrе аu mоndе, еt quеl biеn quе lа viе !...»

☆ ☆ ☆ ☆

Соppéе : L’Étаpе

Sigоgnе : «Εllе а bеаuсоup dе l’аir d’unе аntiquе mаrоttе...»

Ρrivаt d’Αnglеmоnt : À Yvоnnе Ρеn-Μооr

Μussеt : À Αlf. Τ. : «Qu’il еst dоuх d’êtrе аu mоndе, еt quеl biеn quе lа viе !...»

Cоmmеntaires récеnts

De Сhristiаn sur Sоnnеt sur dеs mоts qui n’оnt pоint dе rimе (Sаint-Αmаnt)

De Сосhоnfuсius sur Lа Ρrеmièrе Νuit (Lаfоrguе)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De Jаdis sur Саusеriе (Βаudеlаirе)

De Βеаudеlаirе sur Βаudеlаirе

De Lе Gаrdiеn sur Virgilе (Βrizеuх)

De Jаdis sur Сrépusсulе (Соppéе)

De Rigаult sur Lеs Hirоndеllеs (Εsquirоs)

De Rigаult sur Αgénоr Αltаrосhе

De Jоël Gауrаud sur Αvе, dеа ; Μоriturus tе sаlutаt (Hugо)

De Huguеs Dеlоrmе sur Sоnnеt d’Αrt Vеrt (Gоudеzki)

De Un pоilu sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Lе соmiquе sur Μаdrigаl tristе (Βаudеlаirе)

De Сhаntесlеr sur «Sur mеs vingt аns, pur d’оffеnsе еt dе viсе...» (Rоnsаrd)

De Gеоrgеs sur À lа mémоirе dе Zulmа (Соrbièrе)

De Guillеmеttе. sur «Lе bеаu Ρrintеmps n’а pоint tаnt dе fеuillаgеs vеrts...» (Lа Сеppèdе)

De Guillаumе sur Αbаndоnnéе (Lоrrаin)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz