Musset

[Poésies posthumes]


Le Rhin


 
Le Rhin, sais-tu pourquoi les amants insensés,
Abandonnant leur âme aux tendres rêveries,
Par tes bois verdoyants, par tes larges prairies
S’en vont par leur folie incessamment poussés ?
 
Sais-tu pourquoi jamais les tristes railleries,
Les exemples d’hier, ni ceux des temps passés,
De tes monts adorés, de tes rives chéries,
Ne les ont fait descendre et ne les ont chassés ?
 
C’est que, dans tous les temps, ceux que l’homme sépare
Et que Dieu réunit iront chercher les bois,
Et des vastes torrents écouteront les voix.
 
L’homme libre viendra, loin d’un monde barbare,
Sur les rocs et les monts, comme au pied d’un autel,
Protester contre l’homme en regardant le ciel.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 16 février 2015 à 14h17

鱼子 === Maître Yu
-------------------

Je lisais, l’autre soir, un ouvrage insensé,
Bien propice au délire et à la rêverie :
Ça parlait d’un vieux sage errant par les prairies,
D’un grand maître chinois, d’un vieux fou du passé.

Il était amusant, sans nulle raillerie;
S’il voyait un baron, par son orgueil poussé,
Qui voulût en grandeur les autres dépasser,
Il feignait d’épouser sa folle songerie

De guerres, de châteaux et de combats sans lois ;
Puis il épiloguait, de sa plaisante voix,
Montrant la vanité d’une ambition frivole.

Le baron, bien souvent, reconnaissant au ciel,
En place d’un palais, faisait faire un autel,
Au grand soulagement des maçons bénévoles.

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Déposé par Cochonfucius le 19 janvier 2021 à 14h12

Poisson d’inframonde
----------

En ce sombre lieu sont des chemins non tracés,
Où sans nulle raison l’éclairage varie ;
L’onde à certains endroits est brusquement tarie,
Chose dont un poisson peut être embarrassé.

Des monstres évadés de leur ménagerie
Tout au long du parcours se trouvent amassés ;
Mieux vaut faire un détour, ne soyons pas pressés,
Il convient d’échapper à leur sauvagerie.

Je l’aime, cependant, cet océan sans lois ;
On y peut capturer des proies de bon aloi
Et même dévorer des oiseaux limicoles.

Nous sommes plus heureux que les anges du ciel,
Eux dont les passe-temps restent superficiels :
Pour mordre dans la vie on est à bonne école.

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