Vincent Muselli


Les Banlieues


 
Vieux murs pleins de venin, routes empoisonnées,
Pour ton cœur inquiet c’est ici qu’il fait bon :
Vois s’étendre, au delà des vapeurs du charbon,
Un horizon haineux peuplé de cheminées !
 
Débris honteux, métaux tordus dans la fureur,
Vont de leur noir cadavre insultant la campagne ;
Tout n’est que rouille et lèpre, et seule t’accompagne
D’un sol martyrisé la désertique horreur.
 
Ah ! laisse les jardins, les fleurs et leurs mensonges,
Ô mon Vérane, et va porter tes libres songes
Jusqu’à ces carrefours de chaos et de mort !
 
Le soleil égorgé saigne sur les prairies,
Là-bas ; et monte en nous, ivresse et réconfort,
La douce odeur du sang qui vient des boucheries !
 

©  

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 11 août 2016 à 18h26

Corbeaux de sinople
--------------------

Planète des corbeaux, planète empoisonnée,
Eux-mêmes vous diront que l’air leur semble bon ;
Ils n’ont pas, comme ici, la noirceur du charbon,
Mais changent de couleur,  aux saisons de l’année.

Ils ne font que chanter des chansons surannées,
Contemplant, tout le jour, leur soleil moribond,
Puis ils s’en vont manger des tranches de jambon,
Oubliant, presque tous, la chanson fredonnée.

Planète des corbeaux, planète de mensonge,
De m’y trouver un jour, point ne faut qu’ils y songent
Je les laisse chanter sur leurs grands arbres morts.

De sinople, un corbeau rêve de boucheries,
Mais aucun animal n’arpente la prairie ;
Nul ne soufffre par eux, ce m’est un réconfort.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 14 décembre 2017 à 11h46

Nef de l’antitroll
----------------------

Il ne prépare point de pomme empoisonnée,
Telle n’est pas sa voie, car l’antitroll est bon ;
Son costume n’a point la noirceur du charbon,
Sa compagne n’est point la sorcière damnée.

Il a pour véhicule une nef surannée,
C’est un vaisseau ancien qui n’est point moribond ;
L’antigravitation donne à ce vagabond
Le pouvoir d’accomplir d’étranges randonnées.

Il s’envole à l’envers, ce n’est pas un mensonge,
Un exploit que Newton n’a pas vu dans ses songes
Et qui doit l’étonner, si s’étonnent les morts.

De gueules, son drapeau dit la piraterie,
Mais il ne touche point la liquide prairie ;
Nul ne soufffre par lui, ce m’est un réconfort.

[Lien vers ce commentaire]

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