Melin de Saint-Gelais


Du Roi Henri au commencement de son règne


 
J’étais assis au milieu des neuf Sœurs,
Libre et distrait des pensées mortelles,
Si commença à chanter l’une d’elles
Chant qui m’emplit d’infinies douceurs :
 
Assemblez vous, dit-elle, ô professeurs
Des bonnes arts et des sciences belles,
Pour consacrer louanges éternelles
Au plus grand Roi des Rois vos défenseurs.
 
Dites comment sa puissance étendue,
Si longuement des peuples attendue,
Fait d’or le siècle et les hommes contents,
 
Et comme il rend heureuse la mémoire
Du bon François, ajoutant à sa gloire
Ce que l’automne ajoute au beau printemps.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 16 mai 2017 à 11h57

Gyrovague d’azur
----------------

Il eut, jadis, des frères et des soeurs ;
Les oubliant pour la muse immortelle,
Vers le grand Sud il suivit l’hirondelle
Et délaissa les faciles douceurs.

Sans aucun livre et sans nul professeur
Il a reçu les leçons les plus belles,
Il a goûté la saveur éternelle
De l’univers en sa douce noirceur.

Cette leçon maintes fois entendue
Faisant surgir la joie inattendue,
Il la retient, il en est bien content.

Jamais ne fut prière en sa mémoire ;
Il ne suit pas le chemin de la gloire,
C’est un oiseau, profitant du printemps.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 août 2020 à 12h21

Le trône et le poète
---------------------------

Rhapsode et roi, sont-ce des âmes soeurs ?
Nous les savons l’une et l’autre mortelles ;
Mais le pouvoir échoit à l’une d’elles,
Et l’autre n’a que tendresse et douceur.

Je laisse à dire aux savants professeurs
Si de son coeur on tire chanson belle
En célébrant les gloires éternelles
Des rois, censés être nos défenseurs.

Plume qui s’est de la sorte étendue
Souvent donna figures attendues ;
Qui aime un roi s’en montrera content.

Ma pauvre lyre, autant que j’ai mémoire,
Ne sait chanter ni les rois, ni leur gloire :
Bien mieux me plaît célébrer le printemps.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 août 2020 à 12h44

Roi de pourpre
----------

Comme ministre, il désigna sa soeur,
Qui plus valait qu’une simple mortelle ;
Aucun seigneur ne devint jaloux d’elle,
Dont fut le coeur un havre de douceur.

En son enfance, un noble professeur
La dirigea, de sa voix paternelle ;
Elle en apprit les valeurs éternelles
Que nous devons à d’antiques penseurs.

Sa belle voix est parfois entendue
Mais de façon assez inattendue,
Et notre roi sur le même air chantant.

Quelle sera leur place en nos mémoires,
Eux qui jamais ne voulurent la gloire ?
Nous parlerons d’un règne de printemps.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Τоulеt : «Gérоntе d’unе аutrе Ιsаbеllе...»

Vоiturе : «Μа fоi, с’еst fаit...»

Τоulеt : Сhеvаuх dе bоis.

Τоulеt : «Се n’еst pаs drôlе dе mоurir...»

Μénаrd : Βlаnсhе

Hugо : «Jеunеs gеns, prеnеz gаrdе аuх сhоsеs quе vоus ditеs...»

Μаrtinеt : Τu vаs tе bаttrе...

Jаmmеs : Ιl vа nеigеr

Τristаn L’Hеrmitе : Ρоlуphèmе еn furiе

Vеrlаinе : «Μêmе quаnd tu nе bаndеs pаs...»

☆ ☆ ☆ ☆

Rоnsаrd : «Αfin qu’à tоut јаmаis dе sièсlе еn sièсlе vivе...»

Lаfоrguе : L’Îlе

Frаnс-Νоhаin : Ρауsаgе dе nеigе

Frаnс-Νоhаin : Βеrсеusе оbsсènе

Βruаnt : Сrânеusе

Fоurеst : Αndrоmаquе

Αpоllinаirе : Lа Νuit d’аvril 1915

Lоuÿs : Αmbitiоn

Μénаrd : Τhébаïdе

Соppéе : Sоnnеt dit pаr l’аutеur аu 3е bаnquеt dе Lа Ρlumе

Cоmmеntaires récеnts

De Εsprit dе сеllе sur Sœur équivоquе (Sеgаlеn)

De Сосhоnfuсius sur «Dès quе се Diеu...» (Jоdеllе)

De Сосhоnfuсius sur Lе Rhin (Μussеt)

De Сосhоnfuсius sur Τhébаïdе (Μénаrd)

De Сhristiаn sur L’ânе étаit pеtit (Jаmmеs)

De Сhristiаn sur Rimbаud

De Gаrdiеn dеs оiеs sur Μоn tеstаmеnt (Ρirоn)

De Εsprit dе сеllе sur Μаriа Gаrсiа (Βаnvillе)

De Сurаrе- sur «Dе vоir mignоn du Rоi un соurtisаn hоnnêtе...» (Du Βеllау)

De mаuguеg sur «Ιl plеut sur lа mеr, lеntеmеnt...» (Hаrаuсоurt)

De ΜаdаmеСоnnаssе sur «Соmbiеn quе tоn Μаgnу аit lа plumе si bоnnе...» (Du Βеllау)

De Vinсеnt sur Féеriе (Vаlérу)

De Сurаrе- sur «Jе vоus еnvоiе un bоuquеt...» (Rоnsаrd)

De Vinсеnt sur «Dе vоtrе Diаnеt (dе vоtrе nоm ј’аppеllе...» (Du Βеllау)

De Vinсеnt sur «Βеl аlbâtrе vivаnt qu’un fin сrêpе nоus сасhе...» (Lа Rоquе)

De Hоrаtius Flассus sur Αriаnе (Hеrеdiа)

De Ιо Kаnааn sur «Ô qu’hеurеuх еst сеlui qui pеut pаssеr sоn âgе...» (Du Βеllау)

De lасоtе sur D’un bоuquеt d’œillеts gris еt rоugеs (Sаint-Gеlаis)

De Gаrdеur dе саnаrds sur Βаllаdе dеs Εnfаnts sаns sоuсi (Glаtignу)

De Τhundеrbird sur «Ρrélаt, à qui lеs сiеuх се bоnhеur оnt dоnné...» (Du Βеllау)

De Gаrdеur dе саnаrds sur Vuе (Vаlérу)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе