Pierre Motin



 
Sur toutes les couleurs j’aime la feuille morte
Qui ne change jamais la beauté de son teint,
Non plus que mon amour d’un beau désir atteint.
C’est aussi la couleur que ma maîtresse porte.
 
Mais comment, ô beaux yeux, dont la puissance forte
Allume dans mon cœur un beau feu pur et saint,
Pourquoi, beaux yeux, le vert en vos couleurs n’est point
Comme cette couleur que la tristesse apporte ?
 
Est-ce pour figurer un trépas rigoureux
À ceux que vos beautés ont rendus langoureux ?
Est-ce pour faire voir quelque rigueur nouvelle
 
Qu’un rameau sec et vert d’une couleur vous sert ?
Je ne sais ; mais gardez qu’Amour d’une étincelle
Vous montre qu’un bois sec brûle mieux que le vert.

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 3 février 2017 à 13h58

Ambifauconnier
------------------

C’est l’ambifauconnier, dans une forêt morte,
Poursuivant tout le jour un gibier incertain,
Poisson que le faucon presque jamais n’atteint,
Exocet chimérique, et que la brise emporte.

L’ambicheval de sable est une bête forte,
Il aime partager la chasse du matin ;
Il avance, évoquant ses souvenirs lointains,
Le silence des bois l’aide et le réconforte.

Dans le torride été, dans l’hiver rigoureux,
Il pose sur le monde un regard langoureux ;
Il ressemble au cheval qui portait la Pucelle.

Aucune proie ne vole au firmament désert,
Sauf celle que propose un mirage des airs :
Poisson né d’un clin d’oeil, mourant d’une étincelle.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 4 novembre 2018 à 14h04

Quartefeuille de novembre
-------------------------------

La quartefeuille au bois, parmi les branches mortes,
Elle sait que son sort est lui-même incertain,
Sans craindre, cependant, la loi, ni le destin ;
Elle attend sans frémir que la brise l’emporte.

La quartefeuille au bois possède une âme forte,
Elle sait méditer dans l’éclat du matin ;
N’ayant jamais hanté les parages lointains,
Elle aime un lieu paisible, et qui la réconforte.

L’âge sans concession et le temps rigoureux
Pour son modeste coeur n’ont rien de douloureux,
Dans lequel le tourment jamais ne s’amoncelle.

La quartefeuille voit le firmament désert,
Ils sont partis au loin, tous les oiseaux des airs ;
Mais une fleur d’automne au soleil étincelle.

[Lien vers ce commentaire]

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