Mallarmé(1842-1898) D’autrеs pоèmеs :Sоnnеt : Ô si сhèrе dе lоin еt prосhе еt blаnсhе, si... Τоmbеаu : Lе nоir rос соurrоuсé quе lа bisе lе rоulе... Sеs purs оnglеs très hаut dédiаnt lеur оnух... Lе viеrgе, lе vivасе еt lе bеl аuјоurd’hui... оu еncоrе :Surgi dе lа сrоupе еt du bоnd...
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MallarméPages, 1891
Orphelin, j’errais en noir et l’œil vacant de famille ; au
quinconce se déplièrent des tentes de fête, éprouvai-je le futur
et que je serais ainsi, j’aimais le parfum des vagabonds, vers
eux à oublier mes camarades. Aucun cri de chœurs par la
déchirure, ni tirade loin, le drame requérant l’heure sainte des
quinquets, je souhaitais de parler avec un môme trop vacillant
pour figurer parmi sa race, au bonnet de nuit taillé comme le
chaperon de Dante ; qui rentrait en soi, sous l’aspect d’une
tartine de fromage mou, déjà la neige des cimes, le lys ou autre
blancheur constitutive d’ailes au dedans : je l’eusse prié de
m’admettre à son repas supérieur, partagé vite avec quelque aîné
fameux jailli contre une proche toile en train des tours de force
et banalités alliables au jour. Nu, de pirouetter dans sa
prestesse de maillot à mon avis surprenante, lui, qui d’ailleurs
commença : « Tes parents ? » — « Je n’en ai pas. » — « Allons, si tu
savais comme c’est farce, un père.. même l’autre semaine que
bouda la soupe, il faisait des grimaces aussi belles, quand le
maître lançait les claques et les coups de pied. Mon cher ! » et
de triompher en élevant à moi la jambe avec aisance glorieuse,
« il nous épate, papa, » puis de mordre au régal chaste du très
jeune : « Ta maman, tu n’en as pas, peut-être, que tu es seul ? la
mienne mange de la filasse et le monde bat des mains. Tu ne sais
rien, des parents sont des gens drôles, qui font rire. » La parade
s’exaltait, il partit : moi, je soupirai, déçu tout à coup de
n’avoir pas de parents.
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