Olivier de Magny



Gordes, que ferons-nous ? Aurons-nous point la paix ?
Aurons-nous point la paix quelquefois sur la terre ?
Sur la terre aurons-nous si longuement la guerre,
La guerre qui au peuple est un si pesant faix ?
 
Je ne vois que soudards, que chevaux et harnois,
Je n’ois que deviser d’entreprendre et conquerre,
Je n’ois plus que clairons, que tumulte et tonnerre
Et rien que rage et sang je n’entends et ne vois.
 
Les princes aujourd’hui se jouent de nos vies,
Et quand elles nous sont après les biens ravies
Ils n’ont pouvoir ni soin de nous les retourner.
 
Malheureux sommes-nous de vivre en un tel âge,
Qui nous laissons ainsi de maux environner,
La coupe vient d’autrui, mais nôtre est le dommage.
 

Commentaire (s)
Déposé par Jadis le 6 novembre 2019 à 16h58


Il gît sur le pavé. Repose-t-il en paix ?
Je l’ignore. En tout cas, il est couché par terre,
Et, tel un âne mort, ne réagit plus guère –
Car il a morflé deux valdas dans le buffet.

Le sang qui, maculant sa limouille à la noix,        
S’épanche et coagule au pied du réverbère,
Intéresse déjà un canin débonnaire
Qui affiche sa truffe et risque un bref aboi.

Si c’est ainsi qu’il faut dire adieu à la vie,
Disons-le clairement, ça ne fait pas envie,
Et l’on plaindrait un peu le cave assassiné.
 
Deux ou trois garnements, cruels comme à leur âge,
Tournant autour du corps, viennent lui rire au nez,
Mais il ne répond pas. C’est vraiment bien dommage.

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Déposé par Christian le 6 novembre 2019 à 18h02

Inspiré par la Berceuse de Rictus ou rassemblement de grands esprits ?

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Jadis le 6 novembre 2019 à 18h55

Lecture de San Antonio, je le crains...

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Crictus le 6 novembre 2019 à 21h00

Je me permets de le décalquer :

Sur le pavé, un corps : crevé en paix ?
J’crois pas. ’ tout cas, le v’là gisant par terre
Et on comprend qu’i’ réagiss’ pus guère :
Il a morflé deux valdas dans l’ buffet !

Le sang qui tach’ sa limouille à la noix
Se coagule au pied du réverbère
Et déjà tente un clébard débonnaire
Qui tend la truffe et risque un bref aboi.

Si c’est comm’ ça qu’i’ faut quitter la vie,
Je vas vous dir’ : ça donn’ pas très envie,
Presque on plaindrait le cave assassiné.
 
Deux-trois gamins, cruels, c’est leur jeune âge,
Lui tourn’ autour, lui rigolant au nez,
Mais pas d’réponse, bien sûr... C’est grand dommage !

[Lien vers ce commentaire]

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