Pierre Louÿs

Les Chansons de Bilitis, 1895


154
La Pluie au matin


 

La nuit s’efface. Les étoiles s’éloignent. Voici que les dernières courtisanes sont rentrées avec les amants. Et moi, dans la pluie du matin, j’écris ces vers sur le sable.

 

Les feuilles sont chargées d’eau brillante. Des ruisseaux à travers les sentiers entraînent la terre et les feuilles mortes. La pluie, goutte à goutte, fait des trous dans ma chanson.

 

Oh ! que je suis triste et seule ici ! Les plus jeunes ne me regardent pas ; les plus âgés m’ont oubliée. C’est bien. Ils apprendront mes vers, et les enfants de leurs enfants.

 

Voilà ce que ni Myrtalê, ni Thaïs, ni Glykéra ne se diront, le jour où leurs belles joues seront creuses. Ceux qui aimeront après moi chanteront mes strophes ensemble.


Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 9 octobre 2022 à 11h53

Une feuille dans le vent
------------

La brise m’a posée sur la plage de sable
Dans un vent sans pitié pour les humains frileux ;
Nulle présence ici, c’est normal, car il pleut,
Toujours vont déferlant les vagues inlassables.

Déprimant est ce ciel qui oublie d’être bleu,
La tristesse en mon coeur devient ineffaçable ;
Parmi tous les vivants, nul n’est impérissable,
C’est assez désolant, sans être scandaleux.

De certains d’entre nous survivent quelques rimes
Porteuses d’un sourire, ou d’un peu de déprime ;
Ça console un vieillard, ça fait rire un enfant.

Tout peut s’y retrouver, même les catastrophes ;
Savoir à tout propos composer quelque strophes,
C’est ainsi, quelquefois, qu’une âme se défend.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Curare- le 9 octobre 2022 à 15h18

’quelque strophes,’

Ou quelques strophes ?

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Curare- le 9 octobre 2022 à 21h11


Jacques

Il est né entouré de bonheur et de doute
De larmes de désir mélangées de tourment
Dans ce champ de bataille, l’ombre d’1 diamant
Brillant tel 1 génie empreinte de sa joute

Je ne sentais plus rien vivante au compte-goutte
N’aimant aucun humain ne prêtant nul serment
J’ai croisé son regard et j’ai vu le printemps
Il est né en automne et pourtant sur ma route

Il est celui d’1 tout enfant de notre enfant
Et me fait balbutier le déclin de mes rimes
J’étais une princesse Ô princesse en déprime

Il sera mon espoir si juste je défends
Ce petit d’être pure à toutes catastrophes
Je viendrais ici bas te conter quelques strophes ---

A mon cher génie Jacques
Pour mon petit fils Jacques.

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Déposé par Cochonfucius le 10 octobre 2022 à 09h15

Une feuille dans le vent (retouche,merci Curare)
------------

La brise m’a posée sur la plage de sable
Dans un vent sans pitié pour les humains frileux ;
Nulle présence ici, c’est normal, car il pleut,
Toujours vont déferlant les vagues inlassables.

Déprimant est ce ciel qui oublie d’être bleu,
La tristesse en mon coeur devient ineffaçable ;
Parmi tous les vivants, nul n’est impérissable,
C’est assez désolant, sans être scandaleux.

De certains d’entre nous survivent quelques rimes
Porteuses d’un sourire, ou d’un peu de déprime ;
Ça console un vieillard, ça fait rire un enfant.

Tout peut s’y retrouver, même les catastrophes ;
Savoir à tout propos composer quelques strophes,
C’est ainsi, quelquefois, qu’une âme se défend.

[Lien vers ce commentaire]

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