Heredia

Les Trophées, 1893


L’Ancêtre


 

À Claudius Popelin.


La gloire a sillonné de ses illustres rides
Le visage hardi de ce grand Cavalier
Qui porte sur son front que nul n’a fait plier
Le hâle de la guerre et des soleils torrides.
 
En tous lieux, Côte-Ferme, îles, sierras arides,
Il a planté la croix, et, depuis l’escalier
Des Andes, promené son pennon familier
Jusqu’au golfe orageux qui blanchit les Florides.
 
Pour ses derniers neveux, Claudius, tes pinceaux,
Sous l’armure de bronze aux splendides rinceaux,
Font revivre l’aïeul fier et mélancolique ;
 
Et ses yeux assombris semblent chercher encor
Dans le ciel de l’émail ardent et métallique
Les éblouissements de la Castille d’Or.
 

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 18 septembre 2014 à 14h11

Chevalier inexistant
-------------------------

Son blason est d’azur à deux vaches placides.
Il n’exista jamais, ce noble Chevalier,
Aux lois de l’existence il n’a su se plier,
Ni aux plages d’ennui, ni aux amours torrides.

Il ne connut la soif aux campagnes arides,
Ni les maris jaloux croisés dans l’escalier,
Ni d’un doux serviteur les propos familiers ;
L’on ouvre son armure et l’on voit qu’elle est vide.

Calvino, cependant, à grands coups de pinceau
Fait vivre devant nous l’étrange jouvenceau ;
Fable pour notre temps, récit mélancolique.

Il ne va nulle part, ce redresseur de torts,
Mais en plus des bovins, son écu métallique
Arbore, lumineux, deux candélabres d’or.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 28 juillet 2017 à 11h40

Ambifucius
---------------

On ne sait presque rien de ce monstre placide.
Il n’est pas serviteur, il n’est pas chevalier,
Aux règles du commerce il ne sait se plier,
Il vit près de Bordeaux, loin des milieux torrides.

Il ne laisse jamais son gosier être aride.
Il a développé l’esprit de l’escalier :
Maître des lieux communs, des propos familiers,
Il se bricole une oeuvre avec un peu de vide.

Car il n’a qu’une plume, il n’a pas de pinceau.
Quant à ses illusions, elles sont en morceaux,
Rendant à tout jamais son coeur mélancolique.

Il n’a pourtant subi aucun genre de tort,
Puisque sa vie devient quelque peu bucollique
Et que la fin du jour y déverse son or.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 28 juillet 2017 à 11h43



Bucolique, un seul «l».

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 15 février 2019 à 12h21

Planète Avril
----------

Sur la planète Avril sont des humains placides
Qui rêveraient pourtant d’être des chevaliers
Pour voir cet univers à leurs lois se plier ;
Mais ils sont abrutis par leur climat torride.

Il ne cultivent rien dans leurs steppes arides ;
Ils n’ont point de pommiers taillés en espalier,
N’élèvent pas non plus d’animaux familiers,
Leur vie est sans objet, leur existence est vide.

Ils maîtrisent pourtant la plume et le pinceau ;
De musique classique ils jouent quelques morceaux,
Cependant, tout cela les rend mélancoliques.

Je ne les juge pas, ni ne leur donne tort,
Car leurs jours ont aussi des côtés bucoliques,
Sans beaucoup de travail et sans la soif de l’or.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
URL :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Saisie requise.
* Cette adresse ne sera pas publiée et ne sera utilisée que pour communiquer avec vous en cas de souci.
 

Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Τоulеt : «Sur l’осéаn соulеur dе fеr...»

Βаtаillе : Lеs Sоuvеnirs

Rоnsаrd : «Lе Сiеl nе vеut, Dаmе, quе је јоuissе...»

Μаgnу : «Αnnе, је vоus suppliе, à bаisеr аpprеnеz...»

Sullу Ρrudhоmmе : Lеs Сhаînеs

Dеshоulièrеs : Stаnсеs : «Εh ! quе tе sеrs, аmоur, dе mе lаnсеr dеs trаits ?...»

Dеshоulièrеs : Stаnсеs : «Αgréаblеs trаnspоrts qu’un tеndrе аmоur inspirе...»

Αntоinеttе Dеshоulièrеs

Sullу Ρrudhоmmе : Lеs Sеrrеs еt lеs Βоis

Εustоrg dе Βеаuliеu

Du Βеllау

Hаrаuсоurt : «Ιl plеut sur lа mеr, lеntеmеnt...»

☆ ☆ ☆ ☆

Rоllinаt : Lа Grаndе Саsсаdе

Rоllinаt : Vаpеurs dе mаrеs

Μоlièrе : Stаnсеs gаlаntеs : «Sоuffrеz qu’Αmоur...»

Μаgnу : «Αnnе, је vоus suppliе, à bаisеr аpprеnеz...»

Du Βеllау : «Vоуаnt l’аmbitiоn, l’еnviе еt l’аvаriсе...»

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur Lа Sоurсе (Gаlоу)

De Сосhоnfuсius sur Αutоmnе (Sаmаin)

De Сосhоnfuсius sur «Се n’еst pаs mоi qui sаit d’unе vоiх fеintе...» (Μаgnу)

De tRΟLL sur Lа Βеllе Guеusе (Τristаn L'Hеrmitе)

De L’âmе аuх ninаs sur À lа Βrеtаgnе (Сhаpmаn)

De Сurаrе- sur «Dоulсin, quаnd quеlquеfоis је vоis сеs pаuvrеs fillеs...» (Du Βеllау)

De Fоllоwеur sur «Jе vоis millе bеаutés, еt si n’еn vоis pаs unе...» (Rоnsаrd)

De Εsprit dе сеllе sur «Jе rеgrеttе еn plеurаnt lеs јоurs mаl еmplоуés...» (Dеspоrtеs)

De Ρоr’d’âmе sur Ρlus tаrd (Μusеlli)

De Сurаrе- sur «Βаrquе, qui vаs flоttаnt sur lеs éсuеils du mоndе...» (Duplеssis-Μоrnау)

De Сhr... sur Αu Соllègе (Évаnturеl)

De Vinсеnt sur À unе Villе mоrtе (Hеrеdiа)

De Εsprit dе сеllе sur «Ô Diеu qui vоis сеttе rоuе ехéсrаblе...» (Vеrmеil)

De Lа Fаisаnе sur Lа Соlоmbе pоignаrdéе (Lеfèvrе-Dеumiеr)

De Μоrin dе Βlаnquеfоrt sur Lе Соup dе tаmpоn (Соppéе)

De Fоrаin dе Βlаnсhеmоr sur Lе Соup dе mаrtеаu (Соurtеlinе)

De Jеhаn Çètоù sur Lе Τаlismаn (Νеlligаn)

De Сhаrlus Ρоpulаirе sur Viеuх mаrin, viеil аrtistе (Ρоpеlin)

De Αrаmis sur L’Hоspitаlité (Fаbrе d'Églаntinе)

De Αrаmis sur Μоrt d’un аutrе Juif (Μоrаnd)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе