Heredia

Les Trophées, 1893


Au Même


 
Qu’ils aient vaincu l’Inca, l’Aztèque, les Hiaquis,
Les Andes, la forêt, les pampas ou le fleuve,
Les autres n’ont laissé pour vestige et pour preuve
Qu’un nom, un titre vain de comte ou de marquis.
 
Toi, tu fondas, orgueil du sang dont je naquis,
Dans la mer caraïbe une Carthage neuve,
Et du Magdalena jusqu’au Darien qu’abreuve
L’Atrato, le sol rouge à la croix fut conquis.
 
Assise sur son île où l’Océan déferle,
Malgré les siècles, l’homme et la foudre et les vents,
Ta cité dresse au ciel ses forts et ses couvents ;
 
Aussi tes derniers fils, sans trèfle, ache ni perle,
Timbrent-ils leur écu d’un palmier ombrageant
De son panache d’or une Ville d’argent.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 29 avril 2013 à 10h48


Tant de jours ont passé depuis que je naquis ;
Tant de flots ont coulé sous les ponts des grands fleuves,
Tant de jours, tant de nuits, tant de joies, tant d’épreuves
Que je ne sais plus bien ce qui demeure acquis

Et ce qui est perdu. Le peu que j’ai conquis
Ne mérita jamais que nul ne s’en émeuve,
Des riens, un vers traduit ou une chanson neuve...
Mais peut-être viendront d’autres instants exquis :

L’instant où la pensée plus calmement déferle,
L’instant qui est rempli du murmure du vent,
Plus doux que la rumeur d’un antique couvent ;

L’instant où, dans les bois, on voit courir un merle,
Et le déclin du jour où tout va s’ombrageant,
Et la nuit, simplement, sous la lune d’argent.

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Déposé par Christian le 29 avril 2013 à 14h36

Mon voisin le Petit Marquis
Mène sa femme à rude épreuve.
C’est navrant que nul ne s’émeuve
De voir sa peau toute kaki.

Ma voisine l’ancienne harki
Eut son mari jeté au fleuve
Jadis. Ces gens font ce qu’ils peuvent...
La vie profite à Dieu sait qui,

Cependant que sur moi déferle
La pluie agacée par les vents.
Je vais m’inscrire en un couvent,

Je crois, y écouter les merles
Et les merlettes s’ombrageant
La nuit sous des pruniers d’argent.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 25 janvier 2019 à 13h48

Zef et Antizef
-----------

C’est d’Éole que Zef aux jours d’antan naquit,
Ce fut auprès d’un pont qui franchit un grand fleuve ;
Ce petit dieu soufflant passa par des épreuves
Et son peu de savoir fut rudement acquis.

Antizef, quant à lui, est fils d’on ne sait qui,
Peut-être de Chronos et d’une sombre veuve.
Il fut presque charmant quand son âme était neuve,
Transportant des chansons et quelques mots exquis.

Ils se sont rencontrés, leurs deux fureurs déferlent,
C’est le combat des airs, c’est la guerre des vents,
C’est un affrontement qu’on ne voit pas souvent.

L’arène est une plaine et l’arbitre est un merle,
De nuages obscurs ils se vont ombrageant,
Poussant d’horribles cris pour effrayer les gens.

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