Isaac Habert



Tout ce qui est compris sous le corps de la Lune
Ne demeure jamais en un état pareil,
Aussitôt que le jour cache son teint vermeil
Nous voyons tout soudain s’approcher la nuit brune.
 
Ore les vents mutins vont irriter Neptune,
Or’ la mer calme dort d’un paisible sommeil,
L’ombre fuit la lumière, et le plaisir le deuil,
Tout croît, tout naît, tout meurt selon la loi commune.
 
Rien ne demeure ici ferme, stable et constant,
Tout s’altère et corrompt, tout change en un instant,
L’acier, l’airain, le fer, le marbre, et le Porphyre
 
Cèdent enfin au temps qui va tout consumant,
Fol donc qui les trésors du Monde aime et désire,
C’est en Dieu seul qu’il faut mettre contentement.
 

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 12 novembre 2014 à 14h16

Dans la friche en novembre
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Errant au petit jour avec la demi-lune,
Je trouve en cette friche un calme nonpareil ;
Timide en son lever se montre le soleil,
Mars déjà se repose ainsi que fait Neptune.

Presque rien ne fleurit sur cette terre brune.
Bientôt viendra l’hiver et son pesant sommeil ;
Mais cette dormition promet des fruits vermeils,
Si du moins ce jardin subit la loi commune.

Mais qu’il la suive ou non, mon plaisir est constant.
Reflets de ce terrain, images d’un instant,
Vous emplissez mon coeur, plus que je ne sais dire.

Qu’importe si le temps nous va tous consumant !
Glaner, de-ci, de-là, de purs contentements :
Voilà tout le bonheur que mon âme désire.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 4 septembre 2018 à 12h33

Roue de sable
----------------

La roue que fait tourner l’énergie de la lune
Produit dans l’atelier un boucan nonpareil ;
On pourrait la brancher aussi sur le soleil,
Sur un astéroïde ou même sur Neptune.

Elle a déjà perdu sa jolie teinte brune,
Car son corps a noirci dans les nuits sans sommeil.
Nous pourrions la parer d’un enduit de vermeil,
Mais un tel goût n’est pas dans notre loi commune.

J’aime observer parfois son mouvement constant.
Qui semble un leitmotiv repris à chaque instant,
Je contemple la roue et je ne sais que dire.

Peut-être la durée nous va tous consumant  !
Suivre cette machine est un contentement,
Sauf, bien sûr, pour ceux qui d’autres choses désirent.

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