Commentaire (s)
Déposé par Félix Arvers le 2 janvier 2017 à 10h00
Voir
http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=arvers/mon-ame-a-son-secret-ma-vie-a-son-mystere
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Jadis le 25 mai 2020 à 17h42
Réponse de l’Artiste au Critique moqueur
------------
Je conçois que pour toi cela soit un mystère
Car ton esprit chétif a rarement conçu ;
Tu aurais toutefois bien mieux fait de taire
Car au fond, Goudezki, tu n’as jamais rien su.
C’est un pré, c’est un lac, un Nil inaperçu ;
Oui, par certains côtés, c’est un vert solitaire,
C’est un envol d’aras au-dessus de la Terre,
C’est mon cœur jeune et frais par la toile reçu.
C’est, parmi les tilleuls, une émeraude tendre,
Une absinthe au printemps, lorsque se fait attendre
Une belle aux yeux pers, dont on guette les pas.
L’œuvre est donc au sujet pieusement fidèle ;
Mais elle a beau vibrer comme un ciel empli d’ailes,
Malgré ton goût exquis, tu ne comprendras pas.
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Jadis le 25 mai 2020 à 18h23
"de te taire" (vers 3).
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Cochonfucius le 21 mai 2021 à 12h43
Manoir des hommes verts
----------
Leurs noms sont inconnus, leur langue est un mystère,
Cependant, leur refuge est assez bien conçu :
Ils passent le plus clair de leur temps à se taire,
Que font-ils par ici, nul ne l’a jamais su.
Quand l’un d’entre eux voyage, il passe inaperçu,
C’est au bord de la route un marcheur solitaire ;
Il ne dit rien aux gens qui travaillent la terre,
En aucun domicile il ne sera reçu.
De ces verts inconnus que tu ne peux entendre,
Sache-le, cher lecteur, tu ne dois rien attendre ;
Rien ne t’arriverait si tu suivais leurs pas.
Mais j’entendis l’un d’eux parler aux hirondelles
Qui des murs du manoir sont les hôtes fidèles ;
À ce qu’il m’a semblé, l’oiseau ne comprit pas.
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Cochonfucius le 4 mars 2022 à 13h23
Monstre au sang vert
----------
Du cosmos il voudrait explorer les mystères,
Je lui dis que sans doute il en serait déçu ;
Il me conseille alors de bien vouloir me taire,
Car d’un sujet pareil je n’ai jamais rien su.
Il peut malaisément passer inaperçu,
Lui qui visiblement est exoplanétaire ;
Cet être, toutefois, se sent chez lui sur Terre,
Dont certains habitants l’ont d’ailleurs bien reçu.
Sur ses faits amoureux je ne veux pas m’étendre,
Je les prise fort peu, tu pouvais t’y attendre ;
Mais je suis indulgent pour ses quelques faux pas.
Je ne l’ai jamais vu séduire une hirondelle,
Aucune n’a pensé qu’il pût être fidèle ;
Que cela leur importe, il ne le comprend pas.
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Cochonfucius le 14 mai 2024 à 11h42
Rêveur de Toile
---------
Je suis créateur de mystères,
Que nul ne s’en montre déçu !
Vous avez le droit de vous taire,
Ou d’en médire à mon insu.
Je vous transmets des aperçus
D’une âme étrange et solitaire ;
Des images d’une autre Terre,
Du gouffre dont je suis issu.
La Toile est faite pour s’étendre,
Il va donc falloir s’y entendre ;
Et qu’importent quelques faux pas.
Sur moi tu peux prendre modèle,
J’aime les disciples fidèles ;
C’est inné, ça ne s’apprend pas.
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Cochonfucius le 17 novembre 2024 à 12h53
Monstre vert
--------
J’habite au Pays des Mystères,
Lesquels ne m’ont jamais déçu ;
Même les plus élémentaires,
Car j’aime méditer dessus.
De mes chers parents, j’ai reçu
Un corps étrange et solitaire ;
Je vais le rendre à notre Terre
Dont ses atomes sont issus.
Sur ce point, je ne peux m’étendre
Car ce serait dur à entendre ;
Ne parlons pas de mon trépas.
Je vois planer trois hirondelles
Qui à mes vieux murs sont fidèles ;
Et le reste ne compte pas.
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Cochonfucius le 13 septembre 2025 à 12h31
Manoir vert
------
Je suis un abri sans mystère,
Un dortoir assez bien conçu ;
Quant à mon passé militaire,
Nul, jamais, n’en a trop rien su.
Je suis un site inaperçu,
Aux mains d’un rêveur solitaire ;
J’occupe un petit coin de terre,
Qui m’a bien gentiment reçu.
Ici, le vent se fait entendre,
Comme tu pouvais t’y attendre,
Vent de la vie et du trépas.
Ici logent trois hirondelles
Qui à mes vieux murs sont fidèles ;
Leurs noms, je ne les connais pas.
[Lien vers ce commentaire]
Déposé par Hugues Delorme le 15 septembre 2025 à 21h13
Sonnet larvaire
La larve a son secret ; le cocon, son mystère.
Par quels enchaînements l’insecte est-il conçu ?
Énigme devant quoi le penseur doit se taire,
Puisque le plus savant n’en a jamais rien su.
Semence imperceptible ; atome inaperçu,
D’où vient le papillon ?... d’où, le ver solitaire ?
La phalène en plein ciel ? le lombric sous la terre ?
Comment le don de vivre est-il par eux reçu ?
La Nature accomplit, aïeule auguste et tendre,
Mystérieusement sa tâche, sans entendre
Les cogitations de l’Homme sur ses pas ;
Et celui-ci pourtant, à sa tâche fidèle,
Recherchant la clarté, dira, tout rempli d’elle :
« Quelle est donc cette flamme ?... » et ne comprendra pas.
[Lien vers ce commentaire]
Votre commentaire :