Jean Ogier de Gombaud



Une fleur passagère, une vaine peinture,
Faisaient de mes beaux jours les plus douces clartés,
Et dans un labyrinthe, errant de tous côtés,
Je faisais de mon sort la douteuse aventure.
 
Sans aucun soin du temps, ni de la sépulture,
La fureur m’emportait parmi les vanités,
Et toujours soupirant après mille beautés,
J’écoutais de l’Amour l’agréable imposture.
 
C’est encore aujourd’hui l’état où je me vois.
Je crains que mon péché ne dure autant que moi,
Ou qu’il ne soit borné que par mon impuissance.
 
Mille maux, qui des biens n’ont rien que les couleurs,
Interrompent le cours de ma reconnaissance,
Et font que mes plaisirs augmentent mes douleurs.
 

Commentaire(s)
Déposé par Marceline Desbordes-Valmore le 18 novembre 2017 à 15h08

. . Une heure, une heure, amour !
Une heure sans alarmes,
Avec lui, loin du monde !
Après ce long tourment,
Laisse encor se mêler nos regards et nos larmes ;
Et si c’est trop d’une heure...
un moment !
Un moment ! . .

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Gardien des Albatros le 20 novembre 2017 à 09h39

cf. http://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=desbordes/un-moment

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Déposé par Cochonfucius le 11 mars 2017 à 09h20

Planète de Jade
-----------------

Leurs villages sont neufs, ils sentent la peinture.
De leurs étoiles tombe une obscure clarté,
Les habitants, nerveux, courent de tous côtés,
La planète de Jade est terre d’aventure.

Ces gens n’ont de repos que dans leur sépulture,
Des nuits d’affairement, de jours de vanité,
Pas de temps pour saisir du monde la beauté,
Leur temps est tremblement, leur vie est imposture.

Cela est raconté par Jade, qui les voit
Et qui de leur actions a deviné la loi ;
Or, c’est pour le lecteur une réjouissance.

Bonne idée, de narrer ces jours hauts en couleurs,
Avec leur succession d’espoirs et de douleurs :
Jade, tu as gagné notre reconnaissance.

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Déposé par Cochonfucius le 18 novembre 2017 à 12h02

Maison de ville
--------------

Des dizaines d’hivers ont usé sa peinture ;
Dans le grand salon règne une obscure clarté,
Rares les promeneurs venant de ce côté,
Cette maison n’est pas un terrain d’aventures.

Celle qui vient après, s’appelle sépulture,
Fin de l’affairement, fin de la vanité,
Pas de quoi regretter du monde la beauté,
Il est vrai que les morts ont sereine posture.

En attendant ce jour, je profite d’un toit,
De deux ou trois bouquins, d’un chat qui fait sa loi ;
Mes jours sont de repos ou de réjouissance.

Des vieux murs, cependant, se fanent les couleurs,
Comme se sont fanés l’espoir et la douleur,
Ainsi que les regrets et la reconnaissance.

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