Jean Godard



 
Un peu devant que l’aube amenât la journée,
Naguère je songeais dans un lit en dormant
Qu’un vilain me suivait, mais courant vitement
Que j’avais devant lui bonne place gagnée.
 
Ainsi courant j’avise une colombe ornée
D’un plumage neigeux, que bien habilement
J’empoigne de ma main, et puis soudainement
Lors ma course et ma peur se trouve là bornée.
 
M’éveillant en sursaut je conte tout joyeux
À un qui était là mon songe gracieux.
À mon songe plaisant lors je songe et resonge,
 
Mais soudain un ami m’annonça mes malheurs.
Je ne vous croirai plus, songes, allez ailleurs,
Ah songes, à mon dam vous n’êtes que mensonges !
 

Commentaire(s)
Déposé par vincent le 3 mai 2018 à 12h23

La révolte


Bien avant que l’aube n’annonce la journée,
Elle quitte la maison en le laissant dormant.
Dans la ville déserte, elle court vitement
Car sa sécurité n’est pas encore gagnée.

La prise de conscience est heureusement née,
Il l’a manipulait assez habilement,
Sa fureur qui toujours venait soudainement,
Il l’en rendait coupable ; « Ah, que tu es bornée !».

Puis peu de temps après, l’air pas du tout joyeux,
Il jurait qu’à présent, il resterait gracieux
En toutes circonstances, or c’était des mensonges.

Son visage est couvert des preuves du malheur,
La gendarmerie l’aide à trouver un ailleurs
Après avoir pris l’homme au milieu de ses songes.

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Déposé par La licorne enragée le 1er mai 2018 à 11h09

/Ceux qui sont tellement bons qu’on leur voit le cœur brodé sur le tricot, etc. JEAN-LOUIS KUFFER·LUNDI 30 AVRIL 2018

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 30 avril 2018 à 12h21

Verger des prodiges
-----------------

On peut le parcourir pendant plusieurs journées,
On peut y rencontrer le vieux Merlin, dormant
Sous la splendeur des fruits qui dansent joliment;
Ce verger nous surprend tout au long de l’année.

Que j’aime contempler cette ramure ornée
De cerises, de noix, d’excellents aliments !
Je peux même y trouver d’étranges condiments,
La richesse du lieu ne semble pas bornée.

Or, la plupart du temps, je mange avec mes yeux
Ces trésors reflétant la richesse des cieux ;
Les touchant, je craindrais qu’ils ne fussent qu’un songe,

Lequel disparaîtrait alors, pour mon malheur.
Même en rêve, ces fruits ont beaucoup de valeur,
Ainsi que le verger où mon âme se plonge.

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