Théophile Gautier


Le Sonnet


À Maître Claudius Popelin, émailleur et poète


Les quatrains du sonnet sont de bons chevaliers
Crêtés de lambrequins, plastronnés d’armoiries,
Marchant à pas égaux le long des galeries
Ou veillant, lance au poing, droit contre les piliers.
 
Mais une dame attend au bas des escaliers ;
Sous son capuchon brun, comme dans des féeries,
On voit confusément luire les pierreries ;
Ils la vont recevoir, graves et réguliers.
 
Pages de satin blanc, à la housse bouffante,
Les tercets, plus légers, la prennent à leur tour
Et jusqu’aux pieds du Roi conduisent cette infante.
 
Là, relevant son voile, apparaît triomphante
La Belle, la Diva, digne qu’avec amour
Claudius, sur l’émail, en trace le contour.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 17 septembre 2021 à 12h23

Une fleur pour l’infante
--------------

Je proviens du jardin d’un humble chevalier,
Sachez que mon image est sur ses armoiries ;
Lui, qui voudrait m’offrir à l’infante Marie,
Rêve de devenir un de ses familiers.

Il guette cette dame au bas des escaliers,
Porté par son amour qui jamais ne varie;
Il n’a pas les moyens d’offrir des pierreries,
Ses petits revenus ne sont pas réguliers.

D’autres jours, chevauchant sa monture piaffante,
Du royal édifice il fait sept fois le tour,
Même dans la saison des chaleurs étouffantes.

Sa flamme, cependant, n’est jamais triomphante,
Telle fut envers lui l’ironie de l’amour ;
Mieux que moi l’ont chanté jadis les troubadours.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 14 février 2024 à 11h46

Écuyers solaires
-----------------

L’astre du jour est chevalier,
Très sobres sont ses armoiries ;
Il règne, que nul ne s’en rie,
Sur des univers, par milliers.

Auprès de lui, deux écuyers
Dont la force n’est point tarie ;
Car de lumière elle est nourrie,
Qui les transforme en forts piliers.

Du soleil l’âme  est triomphante ;
Illuminant ses alentours,
Ce sont des mondes qu’il enfante.

De sa présence réchauffante
J’aime savourer le retour,
Tel qu’il se produit, chaque jour.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 17 novembre 2025 à 14h10


Ad Gotlibitum
-------

Au loin surgit un chevalier,
Reconnais-tu ses armoiries ?
J’y vois comme une allégorie,,
La clé d’un manoir familier.

Lui qui jadis fut écuyer,
Fort grande est sa galanterie ;
Jamais n’usant de moquerie,
Jamais enclin à s’ennuyer.

Il nous dit des choses marrantes,
Il les orne de calembours ;
Quelle sagesse pénétrante !

Il guérit nos âmes souffrantes,
Ses mots sont le meilleur secours ;
Je les entends, jour après jour.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Gérаrd : Rêvе dе Νоël

Vоiturе : Lа Βеllе Μаtinеusе

☆ ☆ ☆ ☆

Gérаrd : Rêvе dе Νоël

Νоаillеs : Lе Jеunеssе dеs mоrts

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur Αu Саrdinаl Μаzаrin, sur lа Соmédiе dеs mасhinеs (Vоiturе)

De Сосhоnfuсius sur «Quеl hеur, Αnсhisе, à tоi, quаnd Vénus sur lеs bоrds...» (Jоdеllе)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

De Jаdis sur Саusеriе (Βаudеlаirе)

De Βеаudеlаirе sur Βаudеlаirе

De Lе Gаrdiеn sur Virgilе (Βrizеuх)

De Jаdis sur Сrépusсulе (Соppéе)

De Rigаult sur Lеs Hirоndеllеs (Εsquirоs)

De Rigаult sur Αgénоr Αltаrосhе

De Jоël Gауrаud sur Αvе, dеа ; Μоriturus tе sаlutаt (Hugо)

De Huguеs Dеlоrmе sur Sоnnеt d’Αrt Vеrt (Gоudеzki)

De Un pоilu sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Lе соmiquе sur Μаdrigаl tristе (Βаudеlаirе)

De Сhаntесlеr sur «Sur mеs vingt аns, pur d’оffеnsе еt dе viсе...» (Rоnsаrd)

De Gеоrgеs sur À lа mémоirе dе Zulmа (Соrbièrе)

De Guillеmеttе. sur «Lе bеаu Ρrintеmps n’а pоint tаnt dе fеuillаgеs vеrts...» (Lа Сеppèdе)

De Guillаumе sur Αbаndоnnéе (Lоrrаin)

De Lа Μusérаntе sur Hоmmаgе : «Lе silеnсе déјà funèbrе d’unе mоirе...» (Μаllаrmé)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе