Du Perret

(ca. 1625-ca. 1675)

Un autrе pоèmе :

Lе Μélаnсоliquе аmоurеuх

 

 

Du Perret

Poésies, 1656


Iris sortant du lit


 
Je vous vis, belle Iris, sortir de cette nue,
Ou plutôt de la nuit que forment vos rideaux,
Je vous vis, et j’eus peur d’avoir perdu la vue,
Par le nouvel éclat de vos charmes nouveaux.
 
Votre rare beauté m’était déjà connue.
Je savais que vos yeux n’ont jamais eu d’égaux :
Mais je le dis sans crime, à cette imprévenue,
Dans votre négligence, ils paraissaient plus beaux.
 
Voyant des cheveux noirs épars sur de l’albâtre,
Et ces bras, et ce sein, dont je suis idolâtre,
J’avais mille désirs de voir d’autres beautés.
 
Toutefois prévoyant quelque accident funeste,
Je fis voir à mes yeux des charmes limités,
Laissant à mon esprit de concevoir le reste.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 23 novembre 2014 à 11h22

Charme d’une vendeuse
--------------------------------

Dans un coin du marché s’active une inconnue ;
Elle vend des torchons, des draps et des rideaux.
Rarement se rencontre aussi charmante vue,
Rarement un étal eut des trésors si beaux.

Elle ne m’a point dit d’où elle était venue,
Mais elle fut d’accord pour aller prendre un pot.
Les buveurs en terrasse ont souri à sa vue,
Un vent de bonne humeur envahit le tripot.

Les pigeons sur le sol commençant à s’ébattre
Donnaient à la terrasse un petit air folâtre ;
Le village baignait dans la tranquillité.

Occasion d’oublier tout ce qui est funeste,
Le monde, ses tracas, sa misère et le reste :
Occasion de baigner dans la sérénité.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 7 mai 2017 à 13h48

Maître Coq et son mur de sable
--------------------------------------

La poule familière et la poule inconnue
Près de ce mur orné vont prendre leur repos ;
Le portrait d’un grand coq se présente à leur vue,
Jamais leurs tendres yeux n’ont rien vu d’aussi beau.

Le mur n’est pas dressé le long d’une avenue,
Mais dans la basse-cour, où l’on marche en sabots ;
Par les longs jours d’été, son ombre est bienvenue,
L’image resplendit, plus noble qu’un drapeau.

Avec ce Maître Coq, il ferait bon s’ébattre
La basse-cour prendrait un petit air folâtre
Sans rien perdre, pourtant, de sa tranquillité.

L’amour fait oublier tout ce qui est funeste,
Le renard, l’épervier, la belette et le reste
Des prédateurs troublant notre sérénité.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 3 juillet 2019 à 11h11

La main du vigneron
-------------------------

Comme je traversais une vigne inconnue
Du côté de Pessac, endroit de tout repos,
Comme je progressais en admirant la vue,
Je m’arrêtais souvent pour dire «Que c’est beau!»

De petits sentiers droits comme des avenues
Où l’on croirait trouver des traces de sabots ;
Quelques fleurs, par endroits, offrant la bienvenue,
Un noble vigneron avec un vieux chapeau.

En ce paisible lieu, la grive vient s’ébattre,
On y rencontre aussi des insectes folâtres,
C’est un port de sagesse et de tranquillité.

Le vin fait oublier tout ce qui est funeste,
Le bureau, le métro, la routine et le reste ;
Ici, c’est le jardin de la sérénité.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Vеrlаinе : Lоndrеs

Glаtignу : Lеs Αntrеs mаlsаins

Lа Villе dе Μirmоnt : «Ρаr un sоir dе brоuillаrd, еn un fаubоurg du nоrd...»

Lаfоrguе : Guitаrе : «Vоus qui vаlsеz се sоir...»

Jаmmеs : J’аimе l’ânе

Rоllinаt : L’Αngе pâlе

Vоltаirе : «Сi-gît qui tоuјоurs bаbillа...»

Lаmаrtinе : Ρеnséе dеs mоrts

Сrоs : Сrоquis

Αpоllinаirе : Grаtitudе

☆ ☆ ☆ ☆

Rоnsаrd : «Τе rеgаrdаnt аssisе аuprès dе tа соusinе...»

Rоllinаt : Lа Сhаnsоn dе l’аmаnt

Jаmmеs : ΑLΕXΑΝDRΕ DΕ RUСHΕΝFLΕUR (frаgmеnt)

Vеrlаinе : Соlоmbinе

Gérаrd : Lа Сhаumièrе

Rоllinаt : Sаgеssе du fоu

Vеrlаinе : «Lеs pаssаgеs Сhоisеul аuх оdеurs dе јаdis...»

Rоdеnbасh : Dégоût

Vоltаirе : «Hé quоi ! vоus êtеs étоnnéе...»

Vоiturе : «Ρоur vоus sеrvir...»

Cоmmеntaires récеnts

De Сосhоnfuсius sur «Сеuх qui dеs Rоis, pаr fаits сhеvаlеurеuх...» (Τаhurеаu)

De Jаdis sur Соrrеspоndаnсеs (Βаudеlаirе)

De Jаdis sur Ρlаintе (Саrсо)

De Сосhоnfuсius sur Lе Μеrlе (Klingsоr)

De Jаdis sur Саügt (Jаmmеs)

De Сосhоnfuсius sur Sоnnеt mаdrigаl (Сrоs)

De Εsprit dе сеllе sur «Lе sоn du соr s’аffligе vеrs lеs bоis...» (Vеrlаinе)

De Сurаrе- sur «Jе nе sаis соmmеnt је durе...» (Ρizаn)

De Gаrdеur dе саnаrds sur Ρhèdrе (Fоurеst)

De Gégé sur Sоir dе Μоntmаrtrе. (Τоulеt)

De Μаlvinа- sur «Quе tristе tоmbе un sоir dе nоvеmbrе...» (Νоuvеаu)

De Lеmiеuх Sеrgе sur «Vоtrе rirе еst éсlаtаnt...» (Lа Villе dе Μirmоnt)

De Сurаrе- sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Сhristiаn sur Rêvеriе sur tа vеnuе (Αpоllinаirе)

De Diсkо rimеur sur «Jе rêvе dе vеrs dоuх еt d’intimеs rаmаgеs...» (Sаmаin)

De Νаguèrе sur «Sеs purs оnglеs très hаut dédiаnt lеur оnух...» (Μаllаrmé)

De Vinсеnt sur «Ô qu’hеurеuх еst сеlui qui pеut pаssеr sоn âgе...» (Du Βеllау)

De Εsprit dе сеllе sur Сhаnsоn (Οmbrе du bоis) (Lоuÿs)

De Αlbеrtus sur Сhаnsоn : «Ô biеnhеurеuх qui pеut pаssеr sа viе...» (Dеspоrtеs)

De Vinсеnt sur «Αfin quе pоur јаmаis...» (Βаïf)

De Εsprit dе сеllе sur «Ô Τоi qui аs еt pоur mèrе еt pоur pèrе...» (Jоdеllе)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz