Laurent Drelincourt


              22 ou 24 «De/IN«Ca             
Sur les Vents


 
Voix sans poumons, corps invisibles,
Lutins volants, char des oiseaux,
Vieux courriers, postillons nouveaux,
Sur terre, et sur mer, si sensibles ;
 
Doux médecins, bourreaux terribles,
Maîtres de l’air, tyrans des eaux,
Qui rendez aux craintifs vaisseaux
Les ondes fières ou paisibles ;
 
Vents, qui, dans un cours inconstant,
Naissez et mourez, chaque instant,
Mes jours ne sont qu’un vent qui passe ;
 
Mon cœur fait naufrage en la mort :
Mais Dieu, du souffle de sa Grâce,
Pousse mon âme dans le port.
 



Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 19 avril 2016 à 17h32

Cadran des bicoqs
-------------------------

Passent les instants invisibles,
Au loin s’endorment les oiseaux,
Reviennent des instants nouveaux,
Que la nature est insensible !

Les bicoqs, de leur chant terrible,
Éveillent la terre et les eaux ;
À l’horizon passe un vaisseau,
Ce jour, la mer est bien paisible.

La mer, c’est la vie et la mort,
C’est un destin dans chaque port,
Ce sont des coeurs à marée basse;

Chantez donc, bicoqs inconstants,
Ne retenez pas les instants :
Qu’est-il donc, le temps, s’il ne passe ?

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 25 octobre 2018 à 18h41

Chaudron miraculeux
---------------------------

Le rouge chaudron invisible
N’est vu que par quelques oiseaux
Qui ne le trouvent pas nouveau ;
Car ces oiseaux sont insensibles.

En écoutant leur chant terrible,
Ce chaudron perd toute son eau ;
Il voudrait devenir vaisseau
Pour voguer vers des lieux paisibles.

Chaudron de vie, chaudron de mort,
Jamais on n’y cuira du porc,
Ni le produit d’aucune chasse.

Forgé par un druide inconstant,
Il rouille d’instant en instant :
Dur est pour lui le temps qui passe.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Jadis le 5 avril 2020 à 13h46

Survivant
-------------

Dans ces circonstances pénibles
J’écoute craquer mes vieux os,
Et je sanglote comme un veau
Qu’assaillent des bêtes nuisibles.

J’avale, angoisse indescriptible,
Mon dernier bout de chorizo
Et me soulage dans un seau :
Ma déchéance est indicible.

Dans ma tanière, grelottant,
Je ne suis plus que l’habitant
Grisâtre de ma carapace.

On prétend, pour mon réconfort,
Me jouer de la contrebasse,
Mais je ne vois pas le rapport.

[Lien vers ce commentaire]

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