Gaston Couté


Cour Cheverny


 
Nous allons dans la nuit, sur la route qui rampe,
Au travers des grands bois dont la noirceur émerge,
Et la pluie en passant, comme des coups de verge,
Cingle brutalement nos cheveux et nos tempes.
 
Papillons attirés par la lueur des lampes,
Nous dirigeons nos pas vers les feux de l’auberge
Où nous pourrons, dans la blancheur des draps de serge,
Dormir du bon sommeil qui délasse et détrempe.
 
Mais nous cognons en vain chez les loueurs de gîtes
Dont l’enseigne de fer rouillé grince et s’agite
Comme un corps de pendu dansant à la potence.
 
Notre air ne semble pas inspirer confiance.
Nous faudra-t-il dormir ce soir au coin des meules ?
Hélas ! tout est possible avec nos sales gueules...
 

Septembre 1899

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 1er février 2022 à 12h54

Cygne bienveillant
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Je n’ai pas de mépris pour ce qui grimpe ou rampe,
Ni pour l’humble lombric, du sous-sol émergeant ;
Je crois que nous suivons des chemins convergents,
Papillons voletant vers une même lampe.

De semblables esprits logent entre nos tempes,
Nous sommes des baigneurs au même flot nageant :
Nous peuplons la planète en nous la partageant,
Jamais de ce Cosmos un de nous ne décampe.

Pour moi, je ne suis pas mécontent de ce gîte,
Car j’aime contempler les poissons qui s’agitent
Dans la rustique mare ou dans le vieil étang.

Savoir pourquoi tout ça, ce n’est pas important,
Nous sommes heureux si notre âme n’est pas seule ;
Y chercher des raisons, c’est pour ceux qui le veulent.

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