Guillaume Colletet


Fantasie sur des diverses peintures de Priape


 
Sur les rives de Seine une jeune Dryade,
Lasse d’avoir réduit un sanglier aux abois,
Se reposait un jour à l’ombrage d’un bois,
Sans craindre le péril d’une fine embuscade.
 
Priape, qui la vit, fut pris de son œillade,
L’arrête et veut sur elle attenter cette fois ;
Mais elle, qui résiste aux amoureuses lois,
Dédaigne cet amant si laid et si maussade.
 
Lors, pensant amollir cette divinité,
Il change sa laideur et sa difformité,
Et prend nouvelle forme, ainsi que fit Protée ;
 
Mais la nature, en lui plus puissante que l’art,
Ne se put pas cacher sous la forme empruntée,
Car toujours à la queue on connut le renard.
 



Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 18 avril 2013 à 08h13


L’évêque d’Orléans mangeait une grillade
Sur les bords de la Loire, un dimanche, autrefois.
Félix Dupanloup mange, il fait la fête, il boit ;
La serveuse lui semble une douce dryade.

Mais c’est en vain qu’il lance une amoureuse oeillade :
La fille se refuse à cet homme de foi,
Craignant d’en éprouver un fatal désarroi.
(La chanson nous prévient contre un tel camarade).

Il revient travesti en aimable Pierrot
Et s’installe au comptoir afin de prendre un pot,
Ayant pleine confiance en son déguisement.

Mais le son de sa voix le trahit tout à coup,
Qui, plus que des soupirs, semble un mugissement :
À son puissant organe on connaît Dupanloup.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 28 mai 2017 à 12h40

Passage d’un aigle de gueules
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Survolant le village aux odeurs de grillade,
C’est, crois-je reconnaître, un aigle d’autrefois ;
Esquissant un sourire, à sa santé je bois
Un vieux vin vendangé par les douces dryades.

On dirait, cet oiseau, qu’il me lance une oeillade,
Veut-il donc affirmer qu’il est de bonne foi,
Ou veut-il consoler le peuple en désarroi ?
Quelle est ton intention, parle-nous, camarade.

Il regarde voler des moineaux, ces pierrots
Qui volent des morceaux de pain petits et gros,
Il aime bien les voir divaguer à leur guise.

Le monarque du ciel s’éloigne tout à coup,
Et le coq de la cour en aigle se déguise,
Je crois qu’il peut, de même, imiter Dupanloup.

[Lien vers ce commentaire]

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