Jean-Baptiste Chassignet

Le Mépris de la vie et consolation contre la mort, 1594



 
Quand le fruit est vieilli, la feuille ternissante
Est de nulle valeur, quand les raisins contraints
Ont passé par deux fois sous les pressoirs étreints,
On jette à l’abandon la pressure fumante.
 
Le moulin s’alentit, quand la meule tournante
Pour exercer son tour n’a farines ni grains ;
Je dis que les vieillards de leur fin sont prochains
Quand l’amandier fleurit sur leur tête branlante.
 
Encore en y a-t-il qui peignant leurs cheveux
De vieillesse chenus, voyent de leurs neveux
Et des fils de leurs fils la maison toute pleine,
 
Et ne s’estiment vieux, ne considérant pas,
Lorsque le chaud été sur les arbres amène
Les fruits délicieux, que les fleurs tombent bas.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 20 novembre 2013 à 12h48

Ayant tout exprimé, l’homme peut s’en aller ;
Il a montré comment il appréhendait l’être,
Il n’a donc plus besoin de fréquenter un maître.
Le marché se termine, allons, faut remballer.

L’hiver des ans n’est point suivi par un été ;
Tu peux dire un adieu à quiconque t’admire,
Savourer les derniers bols d’air que tu respires,
Détricoter enfin ta vieille identité.

Comme sur une ardoise on efface une image,
Nous détruit le trépas.
Comment ? je ne sais pas.

Que ferais-tu, si l’on te donnait davantage
De temps ? Tu le perdrais,
Comme souvent tu fais.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 3 janvier 2017 à 19h51

Arbre à gidouilles volantes
---------------------------------

C’est le jardin de l’arbre à gidouilles volantes ;
Par la gravitation ne sont ses fruits contraints,
Un désir d’aventure au matin les étreint :
Ils ne sont pas porteurs de graines somnolentes.

La gidouille volante, on la doit aux Atlantes ;
Ils ont su l’évoquer en de jolis quatrains
Et la réduire en pâte, en de profonds pétrins,
Afin d’assimiler ses vertus stimulantes.

On se sert de leur jus pour rincer les cheveux
(C’est mis dans un tercet que m’envoie mon neveu,
Citant, me semble-t-il, un écrit d’Avicenne).

Ce sont d’excellents fruits, ne vous en privez pas,
Mais ne présumez point  qu’ils aillent vers le bas :
Toute chute leur semble importune et malsaine.

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Mon florilège

(Tоuriste)

(Les textes et les auteurs que vous aurez notés apparaîtront dans cette zone.)

Compte lecteur

Se connecter

Créer un compte

Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Hugо : «Jеunеs gеns, prеnеz gаrdе аuх сhоsеs quе vоus ditеs...»

Саmillе Μаuсlаir

Βruаnt : Fins dе sièсlе

Dеlillе : Lе Соin du fеu

Lаfоrguе : Dаns lа ruе

Sаtiе : Lе Τrаînеаu

Τаilhаdе : Ιnitiаtiоn

Du Βеllау : «Νоuvеаu vеnu, qui сhеrсhеs Rоmе еn Rоmе...»

Μilоsz : «Sur mа guitаrе dоnt lеs ассоrds...»

Βruаnt : Lеs Lоupiоts

☆ ☆ ☆ ☆

Du Βеllау : «Μаudit sоit millе fоis lе Βоrgnе dе Libуе...»

Hugо : Répоnsе à un асtе d’ассusаtiоn

Βruаnt : Fins dе sièсlе

Gréсоurt : Lе biеn viеnt еn dоrmаnt

Vitré : «Μоn âmе еst un rоsеаu fаiblе, sес еt stérilе...»

Hugо : À dеs оisеаuх еnvоlés

Diеrх : Εn сhеmin

Rоllinаt : Lа Сhаnsоn dеs Αmоurеusеs

Сrоs : Sоir

Βеаumаrсhаis : Αu bаs dеs stаtuеs dе Ρlаtоn еt dе l’еsсlаvе Сimbаlеnо

Cоmmеntaires récеnts

De Jаdis sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur Lе Ρаrеssеuх (Sаint-Αmаnt)

De Jаdis sur Lа Сhаnsоn dеs Αmоurеusеs (Rоllinаt)

De Lеmiеuх Sеrgе sur «Vоtrе rirе еst éсlаtаnt...» (Lа Villе dе Μirmоnt)

De Сосhоnfuсius sur Αutаnt quе Vаliаnе аvаit dе bеаutés (Μаrbеuf)

De Сurаrе- sur «Μоn âmе а sоn sесrеt, mа viе а sоn mуstèrе...» (Αrvеrs)

De Jаdis sur «Vоus sоuviеnt-il dе l’аubеrgе...» (Τоulеt)

De Сосhоnfuсius sur Εugéniе dе Guérin (Αutrаn)

De Сhristiаn sur Rêvеriе sur tа vеnuе (Αpоllinаirе)

De Diсkо rimеur sur «Jе rêvе dе vеrs dоuх еt d’intimеs rаmаgеs...» (Sаmаin)

De Νаguèrе sur «Sеs purs оnglеs très hаut dédiаnt lеur оnух...» (Μаllаrmé)

De Vinсеnt sur «Ô qu’hеurеuх еst сеlui qui pеut pаssеr sоn âgе...» (Du Βеllау)

De Εsprit dе сеllе sur Сhаnsоn (Οmbrе du bоis) (Lоuÿs)

De Αlbеrtus sur Сhаnsоn : «Ô biеnhеurеuх qui pеut pаssеr sа viе...» (Dеspоrtеs)

De mаl еntеndеur sur Sоnnеt à Μаdаmе Μ.Ν. : «Quаnd, pаr un јоur dе pluiе, un оisеаu dе pаssаgе...» (Μussеt)

De Μеillеur trаduсtеur sur Lе Βоis аmiсаl (Vаlérу)

De Vinсеnt sur «Αfin quе pоur јаmаis...» (Βаïf)

De Εsprit dе сеllе sur «Ô Τоi qui аs еt pоur mèrе еt pоur pèrе...» (Jоdеllе)

De Сurаrе- sur Εl Dеsdiсhаdо (Νеrvаl)

De Τоurniсоti-tоurniсоt sur Αu Саbаrеt-Vеrt, сinq hеurеs du sоir (Rimbаud)

De аrаmis sur Lа Βеllе Guеusе (Τristаn L'Hеrmitе)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz