Jean-Baptiste Chassignet

Le Mépris de la vie et consolation contre la mort, 1594



 
Est-il rien de plus vain qu’un songe mensonger,
Un songe passager vagabond et muable ?
La vie est toutefois au songe comparable
Au songe vagabond muable et passager :
 
Est-il rien de plus vain que l’ombrage léger,
L’ombrage remuant, inconstant, et peu stable ?
La vie est toutefois à l’ombrage semblable
À l’ombrage tremblant sous l’arbre d’un verger :
 
Aussi pour nous laisser une preuve assurée
Que cette vie était seulement une entrée
Et départ de ce lieu, entra soudainement
 
Le sage Pythagore en sa chambre secrète
Et n’y fut point si tôt, ô preuve bientôt faite !
Comme il en ressortit encor plus vitement.
 



Commentaire(s)
Déposé par Vincent le 19 septembre 2018 à 06h28

Régatiers,


Qu’il me soit supérieur est un brin mensonger,
La faute à son courage qui n’est pas immuable,
Au mien, en tous les cas, il n’est pas comparable,
C’est même à en pleurer tant il est passager.

Par exemple, un matin, un coup de vent léger,
Fit que nos dériveurs étaient un peu instables,
Sa réaction, dès lors, fut en tout point semblable,
À celle d’un louvard surpris par un berger ;

Elle choisit de faire un demi-tour, d’emblée,
Et rejoignit, du port, en toute hâte, l’entrée,
Difficile d’agir si peu sereinement !

Quand à moi, j’ai bravé cette mini-tempète,
Alors que ma technique est loin d’être parfaite,
La sienne est meilleure, question d’entrainement.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Vincent le 19 septembre 2018 à 06h18


Régatiers,


Qu’il me soit supérieur est un brin mensonger,
Pour preuve son courage est loin d’être immuable,
Au mien, en tous les cas, il n’est pas comparable,
C’est même à en pleurer tant il est passager.

Par exemple, un matin, un coup de vent léger,
Fit que nos dériveurs étaient un peu instables,
Sa réaction, dès lors, fut en tout point semblable,
À celle d’un louvard surpris par un berger ;

Elle choisit de faire un demi-tour, d’emblée,
Et rejoignit, du port, en toute hâte, l’entrée,
Difficile d’agir si peu sereinement !

Quand à moi, j’ai bravé cette mini-tempète,
Alors que ma technique est loin d’être parfaite,
La sienne est meilleure, question d’entrainement.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Vincent le 18 septembre 2018 à 22h08

Régatiers,


Qu’elle m’est supérieure est un brin mensonger,
Pour preuve son courage est loin d’être immuable,
Au mien, en tous les cas, il n’est pas comparable,
C’est même à en pleurer tant il est passager.

Par exemple, un matin, un coup de vent léger,
Fit que nos dériveurs étaient un peu instables,
Sa réaction, alors, fut en tout point semblable,
À celle d’un renard surpris par un berger.

Elle choisit de faire un demi-tour, d’emblée,
Et rejoignit, du port, en toute hâte, l’entrée,
Difficile d’agir si peu sereinement !

Quand à moi, j’ai bravé cette mini-tempète,
Pourtant ma technique est loin d’être parfaite,
Par rapport à elle, j’ai peu d’entrainement.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 31 mai 2018 à 13h53

Langage du serpent
----------------

En rêve, j’entendis l’animal mensonger
Qui n’avait point quitté son vieil arbre immuable.
Le serpent est parfois aux anges comparable,
Bien plus, certainement, qu’aux humains passagers.

Le trompeur discourait sous l’ombrage léger,
Grandement conforté par sa posture stable,
Et sa parole était à l’ombrage semblable,
À l’ombre qui s’étend sous l’arbre du verger.

-- Serpent, d’où tires-tu cette langue assurée ?
Et du séjour d’Eden, qui t’a permis l’entrée ?
-- Humain, tu es pourvu d’esprit, soudainement ?

Le fruit qui t’a nourri de sa vertu secrète
N’était pas inutile, et la preuve en est faite ;
Mais il te manque encore un peu d’entraînement.

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Déposé par Cochonfucius le 17 septembre 2018 à 13h38

Saint Ophis === Ἅγιος Όφις
---------------------------


Des menteurs comme moi me disent mensonger,
Moi qui détiens pourtant la sagesse immuable.
Les mensonges de Dieu sont aux miens comparables,
N’apportant aux humains qu’un doute passager.

Je dis de jolis mots, badinage léger,
Pas de quoi chambouler votre coeur, il est stable
Et par sa fermeté aux grands arbres semblable
Qui dispensent leur ombre en vos nobles vergers.

De toute vérité mon âme est assurée,
Qui de moi sortira comme elle y est entrée ;
Et comment devenir menteur, soudainement ?

Mon esprit n’entretient nulle ruse secrète,
Je ne suis qu’un serpent, que d’autres soient prophètes,
Car moi, je n’en veux pas, c’est trop d’entraînement.

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Déposé par Cochonfucius le 5 février 2019 à 13h42

Planète Trou Noir
------------

Sur la planète-trou sont des gens mensongers
Qui pratiquent entre eux des ruses immuables.
Quelques-uns aux photons se disent comparables,
Cet air de ressemblance, il n’est que passager.

D’autres sont, me dit-on, des neutrinos légers,
Imperceptibles corps, particules instables,
Et les derniers seraient à  des protons semblables,
Dont quelquefois les quarks pourraient bien émerger.

La course de cet astre est fort mal assurée :
N’ayant pas de sortie, mais juste des entrées,
Son champ de gravité varie soudainement.

Un démon sort pourtant, par une issue secrète,
Afin d’impressionner la foule stupéfaite :
Mais nous pouvons lutter, grâce à nos sacrements.

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