Aloysius Bertrand(1807-1841) D’autrеs pоèmеs :Sоnnеt : À lа Rеinе dеs Frаnçаis... Sсаrbо : Οh ! quе dе fоis је l’аi еntеndu еt vu... оu еncоrе :
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Aloysius BertrandGaspard de la nuit, 1842
Allons ! courre un petit le cerf, ce luy dist-il.
Poésies inédites.
Et la chasse allait, allait, claire étant la journée, par les monts et les vaux, par les champs et les bois ; les varlets courant, les trompes fanfarant, les chiens aboyant, les faucons volant, et les deux cousins côte à côte chevauchant, et perçant de leurs épieux cerfs et sangliers dans la ramée, de leurs arbalètes hérons et cigognes dans les airs.
« Cousin, dit Hubert à Regnault, il me semble que, pour avoir scellé notre paix ce matin, vous n’êtes point en gaîté de cœur ?
— Oui-dà ! » lui répondit-on.
Regnault avait l’œil rouge d’un fou ou d’un damné ; Hubert était soucieux ; et la chasse toujours allait, toujours allait, claire étant la journée, par les monts et les vaux, par les champs et les bois.
Mais voilà que soudain une troupe de gens de pied, embusqués dans la baume des fées, se rua, la lance bas, sur la chasse joyeuse. Regnault dégaîna son épée, et ce fut, — signez-vous d’horreur ! — pour en bailler plusieurs coups au travers du corps de son cousin qui vida les étriers.
« Tue, tue ! » criait le Ganelon.
Notre-Dame ! quelle pitié ! — Et la chasse n’allait plus, claire étant la journée, par les monts et les vaux, par les champs et les bois.
Devant Dieu soit l’âme d’Hubert, sire de Maugiron, piteusement meurtri le troisième jour de juillet, l’an quatorze cent douze ; et les diables aient l’âme de Regnault, sire de l’Aubépine, son cousin et son meurtrier ! Amen.
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