Béroalde



 
Voulez-vous voir mon cœur, ouvrez-moi la poitrine,
Vous y verrez les traits de vos rares beautés,
Vous verrez en mon sang mille diversités
Émues par l’amour qui par vous y domine.
 
Vous y verrez l’ardeur de ma flamme divine,
Vous verrez tout au près mes poumons agités
Qui soupirent pour vous, et mille cruautés
Exciter la rigueur qui ma vie termine.
 
Mais las ! arrêtez-vous, vous n’y pourriez rien voir,
Car la mort aussi tôt ayant sur moi pouvoir
Effacerait l’effet du désir qui m’enflamme.
 
Regardez mes soupirs, vous y verrez mon cœur,
Vos beautés mon amour, vos rigueurs ma douleur,
Et soyez humble aux pleurs que vous offre mon âme.
 

Commentaire(s)
Déposé par Cochonfucius le 19 novembre 2016 à 17h54

Nef qui vole
----------------

Comme un vaillant nageur qui gonfle sa poitrine,
J’ouvre, au-dessus de moi, mes voiles en beauté ;
Les poissons de la mer, dans leur diversité,
Sont curieux de savoir quel intrus les domine.

Est-ce le transporteur d’une flamme divine,
Est-ce le poursuivant de forbans agités ?
Plus d’un poisson s’alarme, et craint la cruauté
D’un nouveau prédateur, effrayante vermine.

J’ai franchi l’horizon, nul ne peut plus me voir,
Car tel fut, de tout temps, mon étrange pouvoir :
Celui de traverser le Ponant qui s’enflamme.

De l’océan profond, j’entends battre le coeur ;
J’oublie tous les plaisirs et toutes les douleurs,
Dans mille ans, les marins verront voler mon âme.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 10 septembre 2017 à 12h08

Monarque aquatique
---------------------

Ce n’est un coeur de lion qui bat en sa poitrine,
Mais son corps est robuste, et n’est pas sans beauté ;
Les seigneurs de la mer, à l’unanimité,
Disent que sa valeur sur la leur prédomine.

Est-il le vieux gardien de quelques lois divines,
Est-il le souverain de ces flots agités ?
Plus d’un poisson me dit qu’il est sans cruauté,
Que son âme est toujours pure comme une hermine.

Il va sous l’horizon, nul ne peut plus le voir,
Car tel fut, de tout temps, son étrange pouvoir :
Celui de se soustraire à l’éclat de la flamme.

Du monarque des eaux, j’entends battre le coeur ;
Il a peu de plaisirs et n’a pas de douleur,
Et puis, je le sais bien, les poissons n’ont pas d’âme.

[Lien vers ce commentaire]

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