Du Bellay

Les Regrets, 1558



Ce rusé Calabrais tout vice, quel qu’il soit,
Chatouille à son ami, sans épargner personne,
Et faisant rire ceux que même il époinçonne,
Se joue autour du cœur de cil qui le reçoit.
 
Si donc quelque subtil en mes vers aperçoit
Que je morde en riant, pourtant nul ne me donne
Le nom de feint ami vers ceux que j’aiguillonne :
Car qui m’estime tel, lourdement se déçoit.
 
La satire, Dilliers, est un public exemple,
Où, comme en un miroir, l’homme sage contemple
Tout ce qui est en lui ou de laid ou de beau.
 
Nul ne me lise donc, ou qui me voudra lire
Ne se fâche s’il voit, par manière de rire,
Quelque chose du sien portrait en ce tableau
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 13 février 2022 à 12h30

Goupil cynique
----------

C’est un sage animal, le plus rusé qui soit,
Il dit qu’il peut tromper La Fontaine en personne ;
Ce qu’il ne sème point, souvent il le moissonne,
Il n’a pas mérité tous les biens qu’il reçoit

Le corbeau est fâché, sitôt qu’il l’aperçoit,
Lui qui n’a point pensé que la leçon fût bonne ;
Un tel oiseau n’est pas de ces gens qui pardonnent,
Car il vit dans un monde où c’est chacun pour soi.

Ne suivez donc jamais de ce goupil l’exemple,
Qui, comme un prédateur, ses victimes contemple ;
Ce n’est pas charitable et ce n’est pas bien beau.

Dans les fables, vraiment, ses fautes il peut lire,
Mais, malheureusement, ces textes le font rire ;
Le fabuliste aussi en rit, dans son tombeau.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Curare- le 13 février 2022 à 21h56

“Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes.” Cioran

Goupil cybernétique
----------

Le renard est sans doute ami meilleur qui soit
Le blé pour lui ne manque à sa belle personne
Est-il fourbe vraiment ? Cet aspect me chiffonne
La Fontaine et son sot-l’y-laisse d’autrefois . .

Personne ne lit plus ’Il était une fois’  . .
Le présent amoral ou plus rien ne rayonne
Sauf derrière 1 écran on ne voit plus personne
Du pixel inaudible et invisible en soi

Je l’aime ce renard- Celui du petit prince
Il s’ennuyait beaucoup de rester en province
Il a pleuré mais s’est laissé apprivoiser

Le virtuel est volage il est rempli de vide
La fable est devenue 1 méga gif avide
Je l’aime ce renard car il sût s’embraser _____

Pour mon chercheur de lumière . .

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 18 septembre 2022 à 11h07

Renarde qui rêve
------------

En songe, on se construit un cosmos bien à soi,
La renarde, elle aussi, des mirages façonne ;
Elle entrevoit un prince et son âme frissonne,
Mais ce n’est qu’au réveil qu’elle s’en aperçoit.

Ce rêve reviendra, qui sait combien de fois ?
Mirages intérieurs, reflets que l’on moissonne,
Univers où se fond l’une à l’autre personne ;
Entrer dans un tel jeu, c’est un acte de foi.

L’aviateur prend congé de son étrange prince,
L’un rejoint sa planète, et l’autre, sa province ;
Pour eux deux, c’est un deuil qu’il faut apprivoiser.

Le fatal serpent dit « Cette enveloppe est vide,
Vos destins, cependant, se sont entrecroisés,
Comme ceux des héros d’un poème d’Ovide. »

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