Baudelaire

Les Fleurs du Mal, 1857


Les Deux Bonnes Sœurs


 
La Débauche et la Mort sont deux aimables filles,
Prodigues de baisers et riches de santé,
Dont le flanc toujours vierge et drapé de guenilles
Sous l’éternel labeur n’a jamais enfanté.
 
Au poëte sinistre, ennemi des familles,
Favori de l’enfer, courtisan mal renté,
Tombeaux et lupanars montrent sous leurs charmilles
Un lit que le remords n’a jamais fréquenté.
 
Et la bière et l’alcôve en blasphèmes fécondes
Nous offrent tour à tour, comme deux bonnes sœurs,
De terribles plaisirs et d’affreuses douceurs.
 
Quand veux-tu m’enterrer, Débauche aux bras immondes ?
Ô Mort, quand viendras-tu, sa rivale en attraits,
Sur ses myrtes infects enter tes noirs cyprès ?
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 27 mai 2015 à 14h40

Deux bouviers
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Les gardiens des taureaux, ce sont deux joyeux drilles ;
Du bel oiseau de sable, ils ont cette santé
Qui permet d’arborer, sans façon, des guenilles
Au milieu du terrain de sinople enchanté.

Leurs bestiaux, c’est leur vie, c’est un peu leur famille ;
Par les autres métiers, point ne seront tentés,
Ils ne rejoindront pas le peuple qui fourmillle
Matin, midi et soir, aux lieux trop fréquentés.

Animaux et gardiens, dont j’ai fait le portrait,
Par les beaux soirs d’été rivalisent d’attraits,
Créant une atmosphère à nulle autre seconde :

Car le taureau volant, ce prince de noirceur,
Est bien capable aussi de charmantes douceurs,
Et ses mots amusants font s’esclaffer le monde.

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