Jean Antoine de Baïf


Psaume CXXI


 
Sur le haut des monts, çà et là regardant,
J’ai levé mes yeux, si secours me viendrait.
Mon secours me vient du Seigneur, qui fit les
              Terres et les cieux.
 
Il ne souffrira le Seigneur, que ton pied
Bronche faux marchant. Il ne dormira pas
Lui qui est ton garde : il ne dormira pas
              Non, ni le prendra
 
Nul sommeil, lui, lui vigilant qui vient seul
Israël garder. Le Seigneur te gardra :
Voire il t’ombrera le Seigneur : à sa droite
              Il se tiendra.
 
Les rayons ardents du soleil de plein jour,
Ni de nuit la lune, n’iront t’offenser ;
Ains de tout danger le Seigneur te gardra :
              L’âme il te gardra.
 
Quand dehors sortir du dedans tu voudras :
Quand dedans rentrer du dehors tu viendras :
Il te gardera le Seigneur désormais
              Partout et toujours.
 

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 9 juillet 2014 à 11h24

Antipsaume CXXI
-----------------------

Quand du jardin fut éloigné Adam,
Il parcourut la route en regardant
Les alentours, pour bien s’y reconnaître,
Et fut son propre maître.

Plus de gardien, de fruit ni de serpent,
Plus de récits qui vont l’âme trompant :
Mais la forêt, mais le désert sauvage
Et la mer, et la plage.

Maison solide, adossée au rocher ;
Homme chasseur, bâtisseur et porcher,
Adam se fait à l’usage du monde
Et de l’air et des ondes.

Si le soleil dans l’inframonde fuit,
Le feu de bois lutte contre la nuit,
Car Adam sait entretenir les flammes
Pour réchauffer son âme.

Adam marchant dans l’ombre des grands bois
Du Créateur n’écoute plus la voix,
Mais bien le chant du merle heureux de vivre,
Dont il fait un beau livre.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 8 octobre 2019 à 11h24

Semeur de rimes
----------

Ne possédant point l’art de gravir une cime,
Il suit tout simplement le chemin qui descend ;
Il écoute parfois ce que dit un passant,
Sans s’attendre jamais à des propos sublimes.

Est-ce un antique barde, est-ce un semeur de rimes,
Ou ne serait-ce rien qu’un flâneur innocent ?
Posant son regard sur les mots qu’il va chassant,
Il sourit de plaisir et son esprit s’anime.

Face au grand univers dont la sagesse éclate,
Nul ne se satisfait d’une prose trop plate ;
Chacun veut s’enquérir de la règle du jeu.

Le chemin passe aussi devant des sépultures ;
En elles nous voyons nos demeures futures,
Nous y ferons graver un beau sonnet d’adieu.

[Lien vers ce commentaire]

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