Louise Ackermann

Contes et poésies, 1863


Renoncement


 
Depuis que sous les cieux un doux rayon colore
Ma jeunesse en sa fleur, ouverte aux feux du jour,
Si mon cœur a rêvé, si mon cœur rêve encore
Le choix irrévocable et l’éternel amour,
 
C’est qu’aux jours périlleux, toujours prudent et sage,
Au plus digne entre tous réservant son trésor,
Quand un charme pourrait l’arrêter au passage,
Il s’éloigne craintif et se dit : « Pas encor ! »
 
Pas encore ! et j’attends, car en un choix si tendre
Se tromper est amer et cause bien des pleurs.
Ah ! si mon âme allait, trop facile à s’éprendre,
À l’entour d’un mensonge épanouir ses fleurs !
 
Non, non ! Restons plutôt dans notre indifférence.
Sacrifice... en bien, soit ! tu seras consommé.
Après tout, si l’amour n’est qu’erreur et souffrance,
Un cœur peut être fier de n’avoir point aimé.
 

Port-Royal-des-Champs, juin 1841.

Commentaire (s)
Déposé par Cochonfucius le 8 septembre 2017 à 11h56

Baron loup d’azur
------------------

C’est un loup d’autrefois qui d’azur se colore ;
Aimant le crépuscule, aussi les feux du jour,
Ce seigneur a rêvé, ce seigneur rêve encore,
Son coeur est envahi d’éternelles amours.

Son âge ne le rend ni paresseux, ni sourd,
Il est loup de la steppe, et non pas dinosaure ;
Les sorts ne peuvent point arrêter son parcours,
Il n’est jamais craintif et toujours, il dévore

Des innocent agneaux la chair juteuse et tendre.
Ce sont des compagnons dont il ne peut s’éprendre,
Autrement leur trépas le laisserait en pleurs.

Or, ce grand prédateur n’est pas qu’indifférence,
Toujours il est ému de la même souffrance
Quand il voit le déclin des arbres et des fleurs.

[Lien vers ce commentaire]

Déposé par Cochonfucius le 8 septembre 2017 à 12h48

Baron loup d’azur
------------------

Retouche au premier tercet :

Des innocents agneaux

[Lien vers ce commentaire]

Votre commentaire :
Nom : *
eMail : * *
Site Web :
Commentaire * :
pèRE des miséRablEs : *
* Information requise.   * Cette adresse ne sera pas publiée.
 


Agora

Évаluations récеntes
☆ ☆ ☆ ☆ ☆

Hаrаuсоurt : Αu tеmps dеs féеs

Hаrаuсоurt : Αu tеmps dеs féеs

☆ ☆ ☆ ☆

Hаrаuсоurt : Αu tеmps dеs féеs

Cоmmеntaires récеnts

De Jоrsin sur Lеs Αmis trоp d’ассоrd (Hоudаr dе Lа Μоttе)

De Сhristiаn sur Соntrе Ligurinus : «Τоut lе mоndе tе fuit...» (Dubоs)

De Jаdis sur Αprès lа сlаssе (Hаrdу)

De Βас mаrсеl sur Lеs Gеnêts (Fаbié)

De Frаnçоis С. sur «Lе viеrgе, lе vivасе еt lе bеl аuјоurd’hui...» (Μаllаrmé)

De Jасquеs Rоubаud sur «Οn m’а mis аu соllègе (оh ! lеs pаrеnts, с’еst lâсhе !)...» (Νоuvеаu)

De Сеltоmаniаquе sur «Lе miсrоbе : Βоtulinus...» (Τоulеt)

De Stеphеn Βiеnаrmé sur Lе Τоmbеаu dе Сhаrlеs Βаudеlаirе (Μаllаrmé)

De Jаdis sur «Lе сhеmin qui mènе аuх étоilеs...» (Αpоllinаirе)

De Ρаul-Jеаn sur Βаllаdе [dеs dаmеs du tеmps јаdis] (Villоn)

De X. sur Splееn : «Τоut m’еnnuiе аuјоurd’hui. J’éсаrtе mоn ridеаu...» (Lаfоrguе)

De Lа Μusérаntе sur Αu Саrdinаl Μаzаrin, sur lа Соmédiе dеs mасhinеs (Vоiturе)

De Vinсеnt sur Lа Ρrеmièrе Νuit (Lаfоrguе)

De Сurаrе- sur Lе Μаrtin-pêсhеur (Rеnаrd)

De Сurаrе- sur Sоnnеt sur dеs mоts qui n’оnt pоint dе rimе (Sаint-Αmаnt)

De Liоnеl sur Sоnnеt bоuts-rimés (Gаutiеr)

De Сосhоnfuсius sur À prоpоs d’un « сеntеnаirе » dе Саldеrоn (Vеrlаinе)

De Сосhоnfuсius sur «J’аimе l’аubе аuх piеds nus...» (Sаmаin)

De Сосhоnfuсius sur «Quеl hеur, Αnсhisе, à tоi, quаnd Vénus sur lеs bоrds...» (Jоdеllе)

De Sullу sur «Quаnd је pоuvаis mе plаindrе еn l’аmоurеuх tоurmеnt...» (Dеspоrtеs)

De Jаdis sur Sоnnеt : «Vеnt d’été, tu fаis lеs fеmmеs plus bеllеs...» (Сrоs)

Plus de commentaires...

Flux RSS...

Ce site

Présеntаtion

Acсuеil

À prоpos

Cоntact

Signaler une errеur

Un pеtit mоt ?

Sоutien

Fаirе un dоn

Librairiе pоétique en lignе

 



Photo d'après : Hans Stieglitz